
Après les textes sur les ressources biologiques et l'apprentissage, les députés se sont penchés hier sur le projet de loi relatif au service national. S'ils se sont félicités de la réduction de la durée du service national à 12 mois au lieu de 18, plusieurs élus ont toutefois émis des remarques et ont fait quelques propositions qu'ils souhaitent être prises en compte dans le rapport complémentaire. Présenté par le ministre des Relations avec le Parlement, le texte de loi qui stipule que le service national est obligatoire pour tout citoyen âgé de 19 ans, énonce dans son article 5 que la durée est réduite à 12 mois. Cette décision a été saluée par l'ensemble des intervenants, hier, à l'Assemblée populaire nationale (APN).Certains sont même allés jusqu'à évoquer une période «suffisante» de 6 mois, puisqu'il s'agit de professionnaliser l'armée populaire, alors que pour le député du PT, Ramdane Taâzibt, cette durée est «insuffisante» dans la mesure où elle ne permettra pas une formation adéquate. Pour le représentant du PT, professionnaliser l'armée ne signifie pas que cette dernière doit être «coupée du peuple». Elle doit rester une armée populaire, a-t-il estimé, car si, selon lui, l'on évoque la modernisation de l'armée au sens «occidental», cela signifierait la possibilité de l'intervention de cette dernière hors du territoire, ce que les autorités militaires ou politiques refusent d'ailleurs.L'armée algérienne, dont le rôle dans la défense du territoire est également salué, doit «poursuivre son rôle dans le développement notamment dans les régions du Sud, a pour sa part préconisé le député Slimane Sadaoui. Salima Athmani, vice- présidente de l'APN et député FLN, propose l'introduction du service national dans le secteur de l'éducation. Pour elle, elle devrait être introduite dans «l'éducation civique». S'agissant des nombreux jeunes qui «refusent» le service national qui est «un devoir» selon les dispositions du texte même et aux yeux des députés de Tamanrasset elle dit : «Il ne faut pas avoir peur de l'armée.»Eu égard au développement que connaît le domaine de l'armement et la «nécessité de protéger nos frontières», le député du RND, Bakir Kara Amar, propose carrément la création d'un ministère des industries militaires. Dans l'article 7 du texte, il est stipulé que tout citoyen ne justifiant pas de sa situation vis-à-vis du service national ne peut être recruté dans le secteur privé ou public ou exercer une profession libérale.«Celui qui a fait son devoir sera-t-il privilégié dans ce sens '», s'interroge Hicham Rahim du FLN. Hafsa Khaldi de l'AAV a estimé que la politique du pays dans l'enracinement du nationalisme a échoué. Elle en veut pour preuve les 160 000 insoumis. L'APN poursuivra aujourd'hui ses travaux avec le texte de loi sur l'état civil.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S Mekla
Source : www.letempsdz.com