
200 chauffeurs de taxi se sentent lésés par une concurrence déloyale.Les chauffeurs de taxi de la ville de Tamanrasset et des localités environnantes sont revenus à la charge. Ils se sont rassemblés, en fin de semaine, devant le siège de leur syndicat affilié à l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) à Tamanrasset pour dénoncer «la concurrence déloyale des taxis clandestins» et «le mutisme des autorités face à la surenchère annoncée par ces fraudeurs et les agences de transport mises en service illégalement».Malgré les assurances données par les autorités compétentes qui se sont engagées à prendre des mesures coercitives pour endiguer ce phénomène, «ce créneau d'activité reste toutefois livré au diktat des fraudeurs sans foi ni loi, pendant que nous nous nous embourbons dans les dettes cumulées en raison du non-paiement des impôts», se plaignent-ils. Les protestataires ont convenu de ne plus verser d'impôts au Trésor public tant que les clandestins pullulent en toute quiétude, sous le regard complice des autorités. «Nos revendications sont claires : soit on décide de mettre fin à cette activité illégale car elle nuit directement aux chauffeurs en situation régulière, soit on s'aligne au même rang des fraudeurs pour travailler dans cet informel légalisé», menacent-ils.Pas moins de 200 chauffeurs de taxi sont concernés par cette situation problématique, a indiqué le représentant de la corporation, qui n'a pas manqué de signaler également les dommages occasionnés aux véhicules à cause de la dégradation avancée du réseau routier de la ville. Les routes complètement défoncées ont atteint le seuil de l'intolérable, tel a été le maître-mot des protestataires décidés à «ne pas acheter, cette année, la vignette automobile», dont le montant devrait être destiné en partie à la réfection et à l'entretien de la voierie.La démarche, saluée par nombre d'usagers qui subissent aussi et quotidiennement ces conséquences, risque ainsi de s'étendre à tous les automobilistes mécontents.Pour contenir la colère des protestataires, le secrétaire de l'UGTA à Tamanrasset a pris la défense de l'administration locale pour expliquer que «seuls 20% des recettes générées par le paiement des vignettes sont consacrés à l'entretien des routes. Le reste, soit 80%, est destiné aux collectivités locales».Comme il fallait s'y attendre, cette réponse confirme la position de ce syndicat instrumentalisé par le pouvoir en place. Car si les enveloppes financières étaient allouées à hauteur des 20% sur les recettes recouvrées pour les opérations de bitumage comme il le déclare, on n'aurait pas à constater des nids-de-poule ou des ornières de plus 50 cm de profondeur sur des chaussées quasiment impraticables.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ravah Ighil
Source : www.elwatan.com