Depuis son installation en qualité de wali début 2016, Belkacem Selami s'attelle à l'organisation administrative de la wilaya ainsi que la régularisation de certains dossiers et notamment celui des constructions anarchiques qui durant des années a été la cible d'une mafia du foncier qui ne dit pas son nom.Par ailleurs, il convient de souligner que le premier magistrat de la wilaya de Tamanrasset a hérité d'une situation catastrophique en ce qui concerne le passif et l'actif de cette région. Le cas du quartier Al-Kamar qui a suscité une vague de protestations suite à la décision du wali de le détruire a depuis toujours était une véritable épée de Damoclès qui planait sur la tête de tous les walis qui se sont succédés dans cette localité éloignée du centre décision de 2000 km.Le quartier auquel nous faisons allusion (Al-Kamar) a été l'une des priorités du wali sur la base d'un solide rapport émanant de toutes les structures (habitat, sécurité, foncier etc.) Depuis des années, ce dossier était en souffrance et personne n'a osé le prendre en charge compte tenu qu'il touchait les pontes de Tamanrasset. Devant cette léthargie et le mutisme de certains responsables locaux, Mr Belkacem Selami fort du droit que lui confère sa fonction a immédiatement pris une décision courageuse pour mettre fin au trafic juteux du foncier en rasant ce bidonville telle que prescrit par la loi.Les principaux bénéficiaires de ce quartier sont dans leur majorité des émigrants clandestins qui ont réussi grâce à la complicité d'acheter des lots de terrain et acquérir de faux permis de construire. Ces étrangers qui par on ne sait quel miracle sont devenus propriétaires des ces terrains ont déboursé des sommes faramineuses pour leurs acquisitions. Des sources locales nous ont rapporté que ces derniers sont venus de Libye juste après l'éclatement de ce pays frère.Les mêmes sources font état que ces émigrants clandestins en arrivant à Tamanrasset possédaient des moyens financiers énormes ce qui leur ont permis de jouir d'une connivence démesurée pour mettre à dessein leur sale besogne en utilisant la corruption comme moyen de pression et parfois de chantage. La rumeur qui circule depuis des mois à Tamanrasset est la mise à l'indexe de l'actuel président de l'APC dont on lui reproche la vente du foncier du quartier Al-Kamar moyennant un bakchich pour service rendu.Malheureusement cette ville de l'extrême sud est confrontée aussi à un mal profond celui de la bureaucratie, le népotisme, le clientélisme, l'esprit tribal et les passe-droits. Nous avons constaté sur place ces anomalies compte tenu qu'après notre déplacement à l'APC de Tamanrasset afin de régulariser la situation de l'état civil de mon fils ainsi que celle de mon épouse. Durant près de 10 jours nous étions confrontés à un véritable dilemme du fait que les services de l'état civil de cette charmante wilaya sont bien loin de la réalité. Tout d'abord cette institution qui rappelle sur son fronton « par la peuple et pour le peuple » n'est qu'une pure illusion.En effet de l'extérieur, cette entité est une majestueuse construction qui répond aux exigences architecturales, mais dès que vous entrez à l'intérieur vous êtes confrontés à une lourde atmosphère. Les couloirs sont très sombres sans aucune lumière ni ouverture donnant à l'extérieur. Les murs sont peints en marron ce qui donne un aspect lugubre à cette mairie. Au niveau des bureaux de l'état civil l'ensemble du mobilier et totalement déglingué on se croirait dans une République bananière dans les années 1960.Alors qu'au Nord la différence est de taille tout a été soigneusement étudié (mobilier, peinture, tableaux électroniques) pour renseigner et accueillir les citoyens. Mais ce qui grave c'est l'accueil glacial des usagers, nous avons eu à faire à un personnel incompétent arrogant et dont le concept du droit frise l'inconscience. En nous présentant au bureau du responsable chargé du livret de famille nous avons été reçus froidement. Après palabres nous avons demandé à ce dernier si le jugement qui a été fait à Tam en 2010 est arrivé à l'APC. Après une recherche vaine le préposé nous a signifié qu'il n'existe aucun jugement répondant à notre demande.Nous avons dès lors demandé une audience auprès du wali de Tamanrasset il nous a accueilli chaleureusement et après explication de notre situation administrative il a téléphoné au procureur général de la cour de Tam pour prendre en charge nos doléances. Ce qui fut fait immédiatement. En effet le magistrat nous a demandé de nous présenter au tribunal de la ville et de prendre contact avec le procureur de la République pour obtenir ce jugement qui a été faut-il le souligner initié en 2010.Très rapidement le document en question (jugement) nous a été remis fort de ce dernier, nous nous sommes une nouvelle fois dirigés vers la mairie où à notre grand étonnement les bureaux étaient totalement désertés par les employés qui se trouvaient dans une manifestation de soutien au président Abdelaziz Bouteflika le jeudi 28 avril 2016.Nous avons une nouvelle fois demandé l'aide du chef de cabinet qui a sur le champ demandé à Mr Zounga P//APC de Tam de prendre en charge ce dossier. Après plusieurs heures d'attente le responsable de l'état civil (carnet de famille) est venu très en colère car il n'a pas du tout apprécié l'intervention du maire. Nous avons présenté alors tous les documents ainsi que le jugement afin de procéder à la rectification de l'état civil.Mais mal nous a pris en contrôlant ce document nous avons aperçu qu'il manquait le nom de famille de mon épouse. Nous avons réclamé cette faute tout en lui demandant de rétablir le livret de famille. C'est un refus catégorique « faites un jugement et revenez pour le changement ». Stupéfiés par un tel comportement nous avons patienté vendredi 29 avril et samedi 30 avril et le 1er Mai chômé et payé.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed El Ouahed
Source : www.lnr-dz.com