Mettre le Mujao hors d'état de nuire
Tout serait fin prêt pour déclencher des frappes préventives contre les groupes terroristes disséminés dans ce vaste désert.
Depuis l'éclatement de la crise malienne et la répartition de fait du territoire de ce pays voisin, les services de sécurité algériens n'ont pas tardé à se redéployer en conséquence dans le but de suivre tous les développements qui pourraient avoir lieu au niveau du vaste territoire Azawad avec lequel l'Algérie partage des centaines de kilomètres.
Le fait n'est pas nouveau, mais après la nouvelle faisant état de l'exécution d'un fonctionnaire consulaire algérien par les terroristes du Mujao et les menaces proférées par ce groupe terroriste de s'en prendre à l'Algérie, l'ANP, le DRS et le GIS viennent de revoir leur dispositif opérationnel et ont mobilisé leurs hommes tout au long des frontières Sud en état d'alerte maximale.
Concernée au plus haut degré de par sa proximité géographique, l'Algérie n'a nullement l'intention de laisser les différents services de renseignements occidentaux à l'image de ceux des Américains, des Français, des Espagnols, des Britanniques et des Italiens occuper un terrain d'où pourraient partir des attaques terroristes contre son propre territoire. Selon des sources crédibles, de grandes quantités de matériel destiné aux forces spéciales aurait été acheminé récemment vers la ville de Tamanrasset et sa région.
Des hélicoptères et des avions militaires sont depuis des semaines basés sur place. Tout serait fin prêt pour déclencher des frappes préventives contre les groupes terroristes disséminés dans ce vaste désert. Sur le terrain, un profond travail d'intelligence est mené afin de connaître avec précision la capacité réelle des différents groupes armés et la nature des liens qu'ils ont tissés avec les nombreuses tribus en présence.
En un mot, le territoire Azawad a été transformé en un vaste champ pour le renseignement opérationnel.
Directement concernée par cette crise dont les retombées risqueraient de ne pas la rater, l'Algérie est forcée de mobiliser ses moyens défensifs et préventifs à tous les niveaux afin d'étudier toutes les possibilités qui pourraient l'aider à mettre le Mujao hors d'état de nuire, ou à défaut le décapiter, le cas échéant. Il s'agit, selon nos sources, d'une vaste opération qui met à contribution des centaines d'hommes et des tonnes d'équipement adapté au combat dans cette zone que l'on veut empêcher de devenir un sanctuaire permanent et sécurisé aux groupes terroristes. En dépit de ses efforts et sa volonté exprimés sur son territoire, l'Algérie s'applique à apporter sa contribution au même titre que les pays voisins visant la revitalisation et le renforcement des instruments de sécurité régionale et internationale, notamment après le drame survenu en Libye, ayant entraîné l'assassinat de l'ambassadeur des USA et de trois fonctionnaires du consulat américain à Benghazi. Sans aucun doute, soulignent encore nos sources, l'ampleur de cette attaque contraint les forces de sécurité de chaque pays de la région à afficher plus de détermination pour lutter contre ce fléau et ne laisser aucune chance aux divergences aptes à même d'affaiblir la collaboration entre les Etats voisins prendre le dessus.
Une convergence de tous les Etats de la sous-région concernés par la lutte contre le terrorisme est plus que jamais indispensable.
D'où d'ailleurs l'entrée en action du Comité d'état-major opérationnel conjoint (Cemoc) dont le siège se trouve à Tamanrasset, regroupant les pays du Sahel, à savoir l'Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie et de l'Unité de fusion et de liaison (UFL) représentant les services de renseignements de ces mêmes pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com