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Le festival est une rencontre avec le patrimoine4e festival de l'ahaggar - Abdelhakim Chater, wali de Tamanrasset



Le festival est une rencontre avec le patrimoine4e festival de l'ahaggar - Abdelhakim Chater, wali de Tamanrasset
Le public a rallié les lieux de la manifestation en masse avec cette ouverture sur scène à la musique qui a eu lieu jeudi dernier au soir. Autour de cet événement annuel, qui en est à sa quatrième version, le premier responsable de la wilaya revient sur l'opportunité de ce festival pour toute la région qui gagne en audience, avec cette invitation au voyage, à la découverte, à l'investissement et à l'exploitation optimum de ses richesses patrimoniales à ne pas négliger et à mettre à profit, d'abord pour le tourisme local. Une idée qui prend forme et dont il est convié à en prendre acte. D'autres acteurs de cet événement en parlent. Le wali de Tamanrasset, Abdelhakim Chater, estime que le festival culturel international d'Abalessa-Tin Hinan pour les arts de l'Ahaggar (FIATAA) est « une occasion propice » pour « permettre à la population de cette ville d'avoir des échanges avec ses frères des autres wilayas de l'Algérie et ça permet aussi aux gens qui viennent du Nord d'être au fait de se qui se fait à Tamanrasset » Cet échange ne se limite pas uniquement au « domaine de la culture qui est, certes, une constante dans ce festival, mais il y a toujours des choses qu'on a améliorées et qu'on a apportées dans le domaine de la musicologie et des traditions locales », a encore indiqué le wali, en marge de la cérémonie d'inauguration officielle du festival, tenue mercredi dernier au soir à la maison de la culture, précisant que ce travail concerne « le patrimoine matériel et immatériel qu'on ne peut pas estimer par une valeur, un montant ou autre ». Evoquant la conjoncture actuelle et le changement social opéré, avec l'émergence d'une jeunesse très branchée sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication, ce qui a révolutionné la société traditionnelle où « le téléphone du targui » n'a plus aucune efficacité. Une situation qui fait qu'« il est de plus en plus difficile de dissimuler ce qui se passe autour de nous » a dit le wali. Le festival est aussi une occasion « pour faire la fête » vu que le gens du Sud, compte tenu du relief, vivent dans des conditions très difficiles. « C'est donc l'occasion pour avoir une pause afin de se délecter d'un peu de musique ». « C'est une opportunité de renforcer le lien de bon voisinage avec les participants des autres wilayas, de sauvegarder et de valoriser le patrimoine en créant des occasions pour le connaître et en permettant aux jeunes de s'inspirer de ce patrimoine ancestral » a-t-il dit dans son discours. « Ce festival présente le présent et l'avenir à travers les travaux des ateliers et se veut un moment festif et de joie » a-t-il ajouté. Interrogé sur le changement du campement du festival, prévu initialement au Pic puis transféré à Aguenar, le wali a affirmé qu'il n'y a eu aucun changement. « Non, non il n'y a pas eu de changement. C'est le lieu où se sont déroulées les précédentes éditions. On allait prendre une initiative de changer le site du campement, finalement le lieu n'est pas très adéquat » a-t-il indiqué.Promotion du tourisme domestique
Par ailleurs, le wali affirme que la ville de Tamanrasset est très sécurisée. « Il n'y a pas de problèmes de sécurité à Tamanrasset. Elle est sécurisée. Vous pouvez passer le temps qu'il faut et les gens sont très sereins et ont la culture de l'accueil » a-t-il indiqué. A propos de la promotion du tourisme dans le Grand Sud, le wali a affirmé que la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a permis à la wilaya de bénéficier d'une nouvelle zone d'extension touristique d'une superficie de 80 ha. « Elle est plus grande que celle choisie précédemment » a-t-il souligné. L'enjeu actuel est de ramener des investisseurs. « Je lance un appel aux investisseurs de Tamanrasset et d'ailleurs pour venir exploiter ce créneau » a-t-il dit. A propos du retour de l'activité touristique dans la région, le wali affirme « qu'il n'y a pas de touristes étrangers mais la politique actuelle du gouvernement, à travers le ministère du Tourisme, est d'encourager le tourisme domestique pour relancer ce secteur qui constitue un levier pour la population locale » La fermeture des circuits touristiques « pour des raisons sécuritaires » est encore en vigueur, a indiqué le wali, soulignant « qu'il y a trois circuits connus par les opérateurs ». De nouveaux projets viendront renforcer l'infrastructure du secteur de la culture à savoir le projet de théâtre régional dont l'étude est achevée. « On est en train de choisir l'entreprise de réalisation » a précisé le responsable. Il est question également de la réalisation d'un théâtre de verdure de 4.000 places. Le projet du centre d'interprétation de l'office du parc national de l'Ahaggar (OPNA) est achevé à 97% et sera inauguré dans un mois, a indiqué le wali.
Améliorer l'eau ramenée d'Aïn Salah
L'amélioration de l'eau ramenée grâce au projet de transfert Aïn Salah-Tamanrasset peut se faire à travers la réalisation du sixième ouvrage du projet, en l'occurrence la station de déminéralisation. « L'eau d'Aïn Salah est comestible. Elle est potable mais chargée, donc un peu lourde à digérer » a précisé le wali. « Cette eau est utilisée pour le nettoiement, pour la cuisine et autres en attendant la réalisation de la station de déminéralisation. Un projet géré directement par l'ADE d'Alger. Le choix de l'entreprise va se faire avant la fin du mois en cours, selon le wali.
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