Au lendemain de la vaste campagne de nettoiement organisée par la wilaya de Tamanrasset, la ville de Tin Hinan renoue avec l'insalubrité. Il suffit d'y faire une petite virée pour se rendre compte de cet état de fait. De nombreux quartiers littéralement envahis par les ordures ménagères et de tas d'immondices sont ainsi devenus des fiefs pour insectes nécrophages et diptères vecteurs de maladies.Pourtant, les coins et recoins de la capitale de l'Ahaggar ont été nettoyés de fond en comble suite à une forte mobilisation de l'exécutif de wilaya et des associations soucieuses de la nature et surtout de conjurer la menace qui pèse sur la population locale, particulièrement sur les écoliers qui évoluent dans une saleté inqualifiable.
En moins d'une journée, plus de 250 t d'ordures ont été collectées dans les cités affectées par ce phénomène, a-t-on appris auprès du directeur de l'EPGCET (Entreprise publique de gestion des centres d'enfouissement technique) de la wilaya, Abdelkader Khilouli. Tout en reconnaissant la défaillance des autorités locales en matière de gestion des déchets ménagers, le même responsable estime que cet épineux problème ne sera jamais réglé avec les campagnes de nettoiement sporadiques, encore moins par la mise en place des caissons à ordures souvent débordés.
D'après lui, les dettes cumulées auprès des entreprises chargées de la collecte des déchets seraient à l'origine de cette situation qui dure depuis plus d'une année. "La seule entreprise publique, en l'occurrence Tam-net, qui sous-traite avec 24 microentreprises créées dans le cadre des différents dispositifs d'emploi de jeunes, s'est noyée dans les dettes dont le montant dépasse 18 milliards de centimes.
Tam-net attend toujours que l'APC de Tamanrasset honore ses engagements financiers pour qu'elle puisse effacer son ardoise", a soutenu M. Khilouli, en précisant que sur les 22 000 t de déchets collectées durant l'année en cours, seulement 6000 t ont été payées par l'APC, contre 7 000 t en 20114 et 9 000 t en 2018 où l'on avait collecté respectivement 31 000 et 16 000 t. Au final, ce sont 32 000 t dont la facture n'a pas été encore honorée, précise encore le directeur de l'Epgcet. Ce dernier invite les autorités compétentes à se pencher sérieusement sur cette problématique pour parvenir à des solutions durables à la collecte et au recyclage des déchets, et du coup aboutir à une meilleure gestion des CET dans cette collectivité du Grand-Sud.
RABAH KARÈCHE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah KARECHE
Source : www.liberte-algerie.com