
Le nombre de victimes de cette catastrophe est porté à 16 morts.Le débordement de l'oued Amsel suite aux fortes averses qui se sont abattues, en fin de semaine dernière, sur plusieurs régions de la wilaya de Tamanrasset est à l'origine de la mort de quatre Subsahariens de plus, repêchés vendredi par les équipes d'intervention et de sauvetage de la Protection civile.D'après la cellule de crise mise en place au siège de la wilaya, les corps sans vie de ces migrants ont été retrouvés et repêchés à 15 km au sud de Tamanrasset, au lieudit Azerzi, puis transférés vers à la morgue de l'hôpital de Tamanrasset pour identification.Le nombre de victimes de cette catastrophe est ainsi porté à 16 morts. Le bilan risque de s'alourdir puisque certaines indiscrétions font état de plusieurs disparus parmi les migrants travaillant dans les vergers appartenant aux villageois d'Amsel, à 30 km au sud du chef-lieu de la commune de Tamanrasset.Rappelons que les services de la Protection civile de cette wilaya-continent avaient repêché, jeudi, les corps de douze personnes, neuf Subsahariens et trois Algériens, emportés par les crues de l'oued en question. En dépit des gros moyens déployés aussitôt le plan Orsec déclenché, la situation préoccupe toujours les habitants des localités traversées par l'oued Amsel. Ces derniers vont jusqu'à tancer la politique budgétaire adoptée par les autorités qui n'ont, vraisemblablement, pas tiré les enseignements des catastrophes naturelles déjà enregistrées dans cette wilaya exposée à de fortes averses saisonnières.La dernière en date avait frappé, en août dernier, la ville d'In Guezzam où l'on a dénombré 388 familles sinistrées. La gestion du sinistre a, s'est-on indigné lors de la dernière session de l'APW, montré les limites des autorités défaillantes qui, plus grave encore, seraient «impliquées dans le détournement des vivres et des tentes destinés aux sinistrés. Sur les 520 tentes acquises, seules 492 ont été distribuées». Ces révélations ont été faites en présence du premier responsable de la wilaya, qui aurait ordonné une enquête pour faire toute la lumière sur ce détournement. Le président de l'APC de cette collectivité frontalière est cité dans une affaire en instruction au niveau du pôle judiciaire de Ouargla, mais continue d'exercer ses fonctions au mépris des lois de la République.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ravah Ighil
Source : www.elwatan.com