Le P/APC de Tin-Zaouatine attend toujours l'affectation des engins de travaux publics promis par le ministre de l'Intérieur et des collectivités locale.
En dépit des innombrables projets lancés ces dernières années, l'absence d'une stratégie adaptée aux caractéristiques des wilayas du grand sud fait de Tamanrasset entre autres, un perpétuel chantier et un champ d'expériences. La présence du président du Conseil national économique et social, Babès Mohammed Seghir, la semaine passée dans la wilaya, a donc fait l'objet d'un long dialogue entre les représentants de la société civile, les élus et les directeurs de l'exécutif. Une occasion de soulever les points noirs et les obstacles auxquels ils font quotidiennement face particulièrement en ce qui concerne le labyrinthe bureaucratique dans lequel ils se perdent avant le lancement d'un quelconque projet en application du nouveau code des marchés publics initialement adopté pour mettre un terme à la corruption. Toutefois, la lenteur des procédures administratives, la préparation des cahiers de charges soumis aux commissions nationales des marchés publics en respectant le volet relatif aux annonces et publicités avant de finir par les procédures de contrôles interne et externe des marchés, rend la concrétisation des projets quasi impossible dans une wilaya de plus de
500 000 km2 et où les cadres et les moyens matériels font grandement défaut notamment, pour ce qui est du suivi des opérations. La situation est critique si l'on tient compte des bilans dressés par les différents intervenants ayant soulevé en outre le manque criant de bureaux d'études compétents. Avec les griefs entendus dans une salle archicomble, le président du Cnes aura de choses à transmettre au président de la République. Une chance que les représentants d'associations de quartiers et des étudiants attendent avec impatience pour révéler certaines vérités formant la partie cachée de l'iceberg et le revers de la médaille. Et dans ce cadre, on a invoqué les dépenses colossales engagées pour le transfert d'eau potable d'AIn-salah à Tamanrasset, alors que certains quartiers de la ville ont toujours soif. Un problème que les responsables concernés limitent à la vétusté du réseau de distribution. Mais, pourquoi ont-ils attendu jusqu'à l'achèvement du mégaprojet pour penser à la réalisation d'un nouveau réseau ' Comment se fait-il que les habitants soient toujours approvisionnés par camions citernes ' Autant d'interrogations auxquelles les habitants de cette wilaya espèrent avoir de réponses. Restant dans ce sillage, les habitants se demandent pourquoi leurs localités sises à quelques empans des forages d'eau ne sont toujours pas raccordées à ce réseau de transfert d'eau' Quant à eux, les élus en refusant d'être une cerise sur le gâteau, dénoncent leur écartement par l'exécutif dans le choix des terrains et les suivis des projets qui devront être réalisés dans leurs municipalités. Ce qui étonne le plus sont les dires du P/APC de Tin-Zaouatine qui attend toujours l'affectation des engins de travaux publics dont l'annonce a été faite officiellement par le ministre de l'Intérieur et des collectivités locale à l'Entv. Une question : où est passé ce matériel ' Pour conclure, la population de Tamanrasset, ne veut plus de promesses mais une prise en charge effective de ses doléances.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Kareche
Source : www.liberte-algerie.com