
Comment avez-vous apprécié l'opportunité de cet évènement 'Il va de soi que nous sommes là pour encourager toute initiative allant dans le sens du développement de l'activité touristique dans la région. Mais force est de dire que la réalité est parfois différente. Le tourisme, à Tamanrasset notamment, comme tout le monde le sait, est sinistré, pour mille et une raisons. Maintenant qu'on en fait une priorité en introduisant notamment l'élément écologique, il faut dès lors se donner les moyens pour mener le travail à bon terme. Le tourisme saharien a été conçu pour une clientèle bien définie. Aujourd'hui, on parle d'un autre type de clients. Personnellement je ne le vois pas. Si tel serait le cas, alors il faut à mon avis mettre en place un produit approprié.A qui échoirait cette tâche 'Les ministères du Tourisme et de la Culture par exemple. Il faudrait qu'ils soient acteurs sur le terrain.Comment appréciez-vous la stratégie de développement ébauchée par les deux ateliers 'A vrai dire, j'y crois très peu mais je m'interdis de décourager toute entreprise allant dans ce sens. Dans le contexte actuel, il faut beaucoup de volonté pour relancer le tourisme dans le Sahara.La population locale est-elle prête à apporter son aide 'Je crois que oui. Mais il faut du concret pour les convaincre. A la longue, on a fini par ne plus nous enthousiasmer à ce qu'on nous dit, à tel point que nous sommes devenus les « ennemis » de certaines administrations. Parce qu'on défendait notre tourisme et, par voie de conséquence, notre métier.On trouve cela quand même curieux, sachant que les pouvoirs publics ont fait du développement dans le Grand-Sud une priorité nationale...Ce n'est pas faux. Il existe bien une politique nationale visant le développement et la valorisation des richesses du Grand-Sud, mais sa mise en ?uvre est très difficile, notamment en raison de la bureaucratie. On a beau avoir de beaux discours mais sur le terrain c'est autre chose. Mais cela ne m'empêche pas de reconnaître la qualité et la volonté des chercheurs qui sont à la tête de ce projet présenté dans le cadre de l'atelier scientifique.Que faut-il faire 'Il faut une volonté politique claire qui considère le tourisme comme une activité économique prioritaire. Il faut aussi impliquer l'ensemble des acteurs qui ?uvrent dans ce domaine.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A G
Source : www.horizons-dz.com