
Lâchant la bride à leur colère, les employés de la direction des ?uvres universitaires de la wilaya de Tamanrasset ont procédé, en fin de semaine, à la fermeture de leur administration en signe de protestation contre ce qu'ils qualifient de mauvaises conditions socioprofessionnelles.Plus de 120 travailleurs mécontents, sur les 200, ont pris part à cette action motivée par l'absence permanente du premier responsable de la direction sans pour autant penser à désigner un intérimaire dans le but d'ouvrir les portes du dialogue avec la section syndicale, vraisemblablement déterminée à maintenir ce mouvement jusqu'à satisfaction totale des revendications formulées. La lettre de doléance dressée par ce syndicat, affilié à l'UGTA, fait ressortir, en prime, le problème des salaires qui n'ont pas été versés depuis 2 mois, l'inexistence de la commission paritaire, pourtant obligatoire conformément au statut général de la fonction publique, et la location du foyer dans des conditions douteuses en l'absence de la commission des ?uvres sociales qui n'a toujours pas été renouvelée. Les grévistes ont également évoqué le manque de transparence dans la gestion financière de cette structure en l'absence d'un financier qui n'a pas encore été désigné en vue de faire main basse sur la gestion du foyer, et du coup sur les recettes générées. En somme, de graves accusations ont été proférées à l'encontre du directeur local des ?uvres universitaires qui a saisi le tribunal administratif pour déposer une plainte. C'est ce que nous avons confirmé auprès de ce responsable qui a tenu à faire savoir que cette action a été fomentée de toutes pièces par 7 employés pour des raisons inavouées. D'ailleurs, même le SG de de l'UGTA n'était pas au courant de ce mouvement. D'après le DOU, Mohamed Ezziane, les ouvriers professionnels constituant la majorité du personnel ont reçu leur salaire. Ce n'est pas le cas des fonctionnaires titulaires qui n'ont pas perçu leur rétribution faute de subvention, mais le problème a été résolu puisque la tranche budgétaire demandée a été récemment accordée par le Trésor public, a expliqué M. Ezziane. Au sujet de la commission paritaire, il affirme l'avoir installée depuis l'année dernière. Pour ce qui est du foyer qui, selon le même responsable, ne peut aucunement rester fermé, personne n'est pour le moment habilitée à le gérer car la désignation des membres de la commission compétente s'est faite sans respecter les procédures et la réglementation d'usage. Au final, le procès-verbal de la réunion doit être validé par le ministère de tutelle. Donc, une autre assemblée s'impose dans cette situation pour réélire légalement les membres, ajoute notre interlocuteur, non sans préciser que la première AG élective s'est tenue en catimini par des personnes contestées. "Ces gens-là ont envahi le resto de force et se sont arrogé le droit de servir le déjeuner à titre gracieux. Le directeur de la résidence universitaire, dont aucun travailleur n'est en grève faut-il le signaler, a pris ses dispositions en coordination avec les services de sécurité qui se sont déplacés sur les lieux pour faire leur constat", a-t-il conclu.RABAH KARECHE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabah Kareche
Source : www.liberte-algerie.com