
Les journées théâtrales du Sud, qui se déroulent (23 au 30 septembre) au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, révèlent aux amoureux du quatrième art de jeunes troupes promises à un bel avenir si elles bénéficiaient de promotion. C'est le cas de l'Association culturelle des arts dramatiques de Tamanrasset qui a présenté la pièce El Rafaâ, dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l'Indépendance. La pièce parle de la participation directe ou indirecte des Algériens à la guerre de Libération. Elle pose aussi un regard critique sur ce que qu'a fait la génération post-indépendance pour la préservation des acquis chèrement arrachés. Abdelkader Azouz, un jeune réalisateur, a, sur le plan technique, choisi un décor presque nu. A l'exception de trois petites caisses en bois mises sur la scène, il a opté pour la vacuité. Mais la nudité du décor n'est pas du tout fortuite. En effet, le réalisateur a préféré un espace vide en vue de souligner la grandeur et la vastitude de notre pays, mais aussi permettre aux douze comédiens de librement se mouvoir. C'est donc à un théâtre de mouvement que la faible assistance a eu droit. M. Azouz a, en outre, accentué le jeu de lumière pour mettre en évidence la capacité de la troupe à jouer la pièce qui parle de l'Algérie contemporaine. Les comédiens, quoique amateurs, excellent dans l'expression corporelle. Certaines scènes sont de véritables chorégraphies agrémentées par des tenues aux couleurs vives portées par les comédiens. Il est vrai que les jeunes qui composent l'Association des arts dramatiques de Tamanrasset méritent encouragement pour les efforts qu'ils consentent en vue de la promotion du quatrième art. Il n'en demeure pas moins que, parfois, ils cèdent à la facilité et à l'amateurisme. D'où la nécessité de persévérer lors des représentations futures, à plus forte raison que la troupe est appelée à sillonner les quatre coins du pays dans le cadre des fêtes qui célèbrent le cinquantenaire de l'Indépendance. La pièce pèche, par ailleurs, par l'absence de didascalie et de la concentration de quelques comédiens, qui n'ont pas, semble-t-il, l'habitude de jouer dans des théâtres professionnels. En outre, le recours, parfois abusif, au jeu de lumière a gêné les comédiens qui n'ont pas su s'éclater dans certaines scènes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel O
Source : www.horizons-dz.com