
La maison de l'imzad qui abrite depuis le 31 décembre 2013, les Journées culturelles du Sud continue d'enregistrer une affluence record du public. Depuis l'ouverture, le site où est érigée la grande scène du festival, avec des tentes de velum tout autour, s'affiche archicomble peu avant le début des spectacles animés par près de 700 artistes algériens.La manifestation qui a pris des couleurs particulières cette année coïncidant avec le classement, par l'Unesco, de l'imzad au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, a ainsi permis de briser la monotonie du jour et de partager, sans nul doute, des moments ineffaçables avec les stars conviées. Plusieurs artistes se sont déjà reproduits sur la scène du festival, à l'instar de chaba Sihem Silina et le célèbre chantre du hawzi, Nacereddine Chaouli. 18 ans après son premier spectacle dans la capitale de Tine-Hinan, M Chaouli revient avec son coffret de noubat pour flatter les oreilles des Tamanrassetis. "Une manière de rendre hommage à mes fans du Sud et les remercier pour l'accueil qu'il m'ont réservé avant d'arriver à l'hôtel" nous dit humblement l'artiste avant son spectacle. Lors d'une conférence de presse animée en marge du festival à la grande salle de l'hôtel Bournane, Nacereddine Chaouli a, en louant les efforts de l'Onci, plaidé pour la création d'un département ministériel avec pour objectif de réunir les artistes algériens afin d'étudier les propositions relatives à la fusion de styles."Une proposition que j'ai faite au regretté Atmane Bali au Caire. Mais ça n'a pas abouti à cause de sa mort. Ce projet s'inscrit dans la perspective de brasser nos styles et, par ricochet, pérenniser notre patrimoine culturel", précise-t-il. La 5e soirée du festival a été pleine de surprises.À commencer par l'annulation des concerts de chab Anouar, Baroudi Ben Khedda et la chanteuse kabyle Thanina, bloqués à l'aéroport Houari-Boumediene par les intempéries. Air Algérie a dû donc annuler le vol à destination de Tamanrasset. "Le programme de la soirée a été changé à la dernière minute", souligne Rabia Boubekeur Cheikh, chargé de la communication à l'ONCI. Zakia Mohammed et les groupes locaux Taghalif Ensouha et Ithrène N'ténéré (étoiles du désert) sont ainsi venus en renfort pour consoler le public.Peu après le début du premier spectacle de la soirée animée par Zakia Mohammed, la maison de l'imzad s'est transformée en un temple de déchaînement et de défoulement. Réconfortée, l'artiste a sélectionné quelques titres puisés dans ses beaux succès et des chansons orientales pour mettre le feu à l'esplanade.Elle a commencé et fini son concert par Bladi et Djazaïr ya biladi, pour montrer au monde entier à partir de la paisible ville de Tamanrasset "l'Algérie avant et après tout".Satisfaite, l'artiste estime que "la reprise de ces activités nous permettra d'évoluer encore davantage et donner le meilleurs de soi-même. Je suis contente de voir le public et la ville de Tamanrasset encore une fois. J'étais jeune quand je suis venue la première fois. Ça fait un changement pour moi. Vu les moyens mis à la disposition des artistes, cela nous encourage à avoir une autre vision des choses". À propos de la musique des Touareg, Zakia Mohammed confie "c'est un style merveilleux mais qui nécessite beaucoup de travail pour le développer. Je l'ai toujours appréciée. Pour moi, les Touaregs sont les meilleurs ambassadeurs de l'Algérie. C'est important de sauvegarder sa culture pour éviter les problèmes de déracinement et d'identité". Avant de conclure, elle a promis de revenir à Tamanrasset pour un projet de fusion auquel elle tient vraiment. "Mais avant tout, je tiens à remercier l'Onci pour le fait de nous avoir donné la chance de participer à cet événement grandiose. Je ne jette pas des fleurs, mais cet établissement reste l'unique institution qui permet à l'artiste algérien de se sentir artiste".R. KNomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : RABAH KARECHE
Source : www.liberte-algerie.com