Pa conférence "Le Maghreb et son Sud : vers des liens renouvelés" organisée, jeudi, pour présenter un ouvrage éponyme réalisé par des experts en relations internationales, et codirigé par Mansouria Moukhefi, responsable du programme Moyen-Orient/Maghreb à Ifri, et Alain Antil, chercheur et responsable du programme Afrique subsaharienne au même institut français a été l'occasion pour l'ancien ministre français Jean-Pierre Chevènement d'aborder la situation au Sahel.Pa conférence "Le Maghreb et son Sud : vers des liens renouvelés" organisée, jeudi, pour présenter un ouvrage éponyme réalisé par des experts en relations internationales, et codirigé par Mansouria Moukhefi, responsable du programme Moyen-Orient/Maghreb à Ifri, et Alain Antil, chercheur et responsable du programme Afrique subsaharienne au même institut français a été l'occasion pour l'ancien ministre français Jean-Pierre Chevènement d'aborder la situation au Sahel.
A l'ouverture du colloque organisé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), J. -P. Chevènement a souligné le rôle « primordial » que peut jouer l'Algérie dans la stabilisation du Sahel, région fragilisée ces dernières années tant par le phénomène de la sécheresse que par la menace terroriste. Il estime dans ce cadre qu'« on ne peut pacifier ces zones si on ne peut pas s'appuyer sur l'Algérie ».
Selon lui, « les Français doivent être assez réalistes pour le comprendre », estimant que l'on
« peut espérer que l'Algérie pourra jouer un rôle de stabilisateur » dans la région même si cela suppose, a-t-il dit, qu'elle
« soit elle-même stabilisée ». L'ancien ministre français de la Défense qui avait assisté le 19 septembre dernier à Bamako à la cérémonie d'investiture du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, aux côtés du président François Hollande dit avoir été « frappé » par la présence, à cette cérémonie, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, une personne, a-t-il fait remarquer, qui connait bien la région du Sahel pour avoir été déjà wali d'Adrar et de Tamanrasset, et du tout nouveau ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, un « spécialiste » des affaires africaines, étant l'ex-président du Conseil de paix et de sécurité de l'UA.
Chevènement est convaincu qu'« il y a clairement, de la part de l'Algérie, la volonté de se tourner vers son Sud, de reprendre pied ». Il a rappelé, à cette occasion, l'apport du pays en matière tant de lutte antiterroriste que dans l'intermédiation pour le règlement de conflits en Afrique.
Selon l'ancien ministre français, le traitement « avec succès » du problème de sécurité dans le Sahel ne pourrait intervenir sans une « approche globale » mêlant à la fois l'Union africaine, l'Union européenne et la France, et devant mobiliser les moyens nécessaires pour que les initiatives
déjà prises dans ce sens soient « développées », faisant allusion à l'opération française Serval au Mali. Dans ce cadre, il a affirmé que l'UA doit être « plus présente militairement » sur le terrain, prévenant que le Sahel pourrait peser « très négativement » sur le décollage africain si sa pacification n'est pas assurée.
A l'ouverture du colloque organisé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), J. -P. Chevènement a souligné le rôle « primordial » que peut jouer l'Algérie dans la stabilisation du Sahel, région fragilisée ces dernières années tant par le phénomène de la sécheresse que par la menace terroriste. Il estime dans ce cadre qu'« on ne peut pacifier ces zones si on ne peut pas s'appuyer sur l'Algérie ».
Selon lui, « les Français doivent être assez réalistes pour le comprendre », estimant que l'on
« peut espérer que l'Algérie pourra jouer un rôle de stabilisateur » dans la région même si cela suppose, a-t-il dit, qu'elle
« soit elle-même stabilisée ». L'ancien ministre français de la Défense qui avait assisté le 19 septembre dernier à Bamako à la cérémonie d'investiture du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, aux côtés du président François Hollande dit avoir été « frappé » par la présence, à cette cérémonie, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, une personne, a-t-il fait remarquer, qui connait bien la région du Sahel pour avoir été déjà wali d'Adrar et de Tamanrasset, et du tout nouveau ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, un « spécialiste » des affaires africaines, étant l'ex-président du Conseil de paix et de sécurité de l'UA.
Chevènement est convaincu qu'« il y a clairement, de la part de l'Algérie, la volonté de se tourner vers son Sud, de reprendre pied ». Il a rappelé, à cette occasion, l'apport du pays en matière tant de lutte antiterroriste que dans l'intermédiation pour le règlement de conflits en Afrique.
Selon l'ancien ministre français, le traitement « avec succès » du problème de sécurité dans le Sahel ne pourrait intervenir sans une « approche globale » mêlant à la fois l'Union africaine, l'Union européenne et la France, et devant mobiliser les moyens nécessaires pour que les initiatives
déjà prises dans ce sens soient « développées », faisant allusion à l'opération française Serval au Mali. Dans ce cadre, il a affirmé que l'UA doit être « plus présente militairement » sur le terrain, prévenant que le Sahel pourrait peser « très négativement » sur le décollage africain si sa pacification n'est pas assurée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Midi Libre
Source : www.lemidi-dz.com