
Les travailleurs de l'Entreprise nationale de grands travaux pétroliers (GTP), basée à Hassi-Moumen, localité relevant de la daïra d'In-Salah (700 km au nord de Tamanrasset), entament leur septième jour de grève, décidée par la section syndicale affiliée à l'UGTA. Les employés de cette base pétrolière, a-t-on affirmé de sources fiables, sont en grève depuis le 15 mai, en raison 'des irrégularités constatées au sein de l'administration de l'entreprise". Dans une correspondance adressée au wali de Tamanrasset, dont nous détenons une copie, le syndicat a fait part 'des dépassements dangereux imputés au directeur de la société qui a enfreint la réglementation relative à l'emploi et qui aurait effectué des recrutements au mépris des dernières instructions prises par le gouvernement en faveur des jeunes du Sud". Bien qu'ils ne représentent que 10% du personnel de la société, les contractuels originaires de Tidikelt sont plus qu'inquiets à l'idée de se voir aussi renouer avec l'hydre du chômage suite à la décision portant résiliation de leurs contrats de travail. Certains d'entre eux attendent le renouvellement de leur contrat de travail, d'autres sont envoyés en congé complémentaire ou mis en position d'attente. 'C'est la grande débandade, favorisée par l'absence et le laisser-aller des services de l'inspection du Travail qui continuent à faire preuve de nonchalance et de désinvolture", déplore un employé.
Il est à noter qu'une réunion, à laquelle ont pris part les membres de la section syndicale et les représentants de l'inspection du Travail, s'est tenue avec le directeur du projet de GTP. 'Ce dernier, regrette un protestataire, n'a malheureusement pas respecté ce qui a été convenu et continue de faire la sourde oreille, notamment en ce qui concerne la promotion des travailleurs, le versement des allocations familiales aux ayants droit, le renouvellement et la conclusion des contrats au même titre que les travailleurs originaires du Nord. Ceux-ci, faut-il le signaler, signent pour la plupart d'entre eux des contrats d'une période variant entre 6 et 12 mois pendant que les ressortissants d'In-Salah sont recrutés pour une durée déterminée de 1 à 3 mois. Une manigance légalisée par l'administration qui procède à la mise en attente des contractuels de la région en les rémunérant d'un salaire de base dépourvu de toute indemnité ou avantage lié aux risques de leur profession", explique-t-on encore. Les grévistes réclament également le transfert de leurs dossiers d'assurance du centre payeur de Hassi-R'mel, dans la wilaya de Laghouat, à celui d'In-Salah, afin de leur éviter le calvaire des déplacements et les supplices de transport pour se faire rembourser les frais des médicaments et consultations médicales. À la direction, on refuse toute déclaration à la presse, en se contentant de faire savoir qu'une commission composée du chef de daïra, du directeur de l'emploi et du directeur de l'inspection du Travail est mise en place dans l'espoir de trouver un terrain d'entente entre le responsable de GTP et les travailleurs grévistes.
R K
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : RABAH KARECHE
Source : www.liberte-algerie.com