Tamanrasset - A la une

"Il faut sauver Tamanrasset"



«A Tamanrasset, les chefs d'entreprise sont livrés à eux-mêmes»Relevant un déficit criant en investissements dans la wilaya de Tamanrasset, la Cgea appelle les opérateurs économiques et l'Etat à s'y déployer.Poursuivant son déploiement au niveau national en vue de se rapprocher des opérateurs économiques, notamment les petites et moyennes entreprises, la Confédération générale des entreprises algériennes a tenu hier une rencontre dans la wilaya de Tamanrasset et a procédé à l'installation d'un bureau dans cette wilaya en présence de 350 participants, dont l'Amenokal des Touareg.A l'occasion de cette rencontre, Saïda Neghza, présidente de la Cgea, forte du soutien actif d'Ahmed Edabir, a appelé l'ensemble des participants à se concerter et à dessiner ensemble des perspectives de développement pour Tamanrasset «avant que ce ne soit trop tard»en appelant les pouvoirs publics à appuyer la démarche de l'organisation patronale qu'elle préside.«Tamanrasset dispose de richesses inestimables, mais faute de sécurité, de moyens et d'implication de l'administration, elle est restée en friche. Aujourd'hui, ni les mines ni les terrains agricoles ni les potentialités touristiques ne sont exploités. Même la ligne aérienne directe vers Tamanrasset a été supprimée. Cette wilaya est quasiment en état de siège puisque même les médecins ne s'y rendent plus. En tant qu'organisation patronale, nous allons faire de notre mieux pour recréer les conditions de vie et d'investissement dans cette wilaya, mais, seuls, nous ne pouvons pas faire grand-chose. Il faut que les pouvoirs publics s'impliquent dans la prise en charge de cette wilaya en y encourageant les investissements à travers des mesures incitatives et en assurant la sécurité des biens et des personnes», a-t-elle recommandé.De son côté, Lakhdar Elalem, expert international en finances, a fait savoir que «l'installation d'un bureau de la Cgea dans la ville de Tamanrasset vise à mettre en place une passerelle entre les chefs d'entreprise locaux et l'administration».«La Cgea oeuvre à créer des passerelles entre les chefs d'entreprise et l'administration car, au niveau de Tamanrasset, les autorités sont presque inexistantes. Les chefs d'entreprise sont livrés à eux-mêmes. On a l'impression que les administrateurs en exercice dans cette wilaya sont en vacances. Ils ferment les portes devant tout le monde. Même le wali ne reçoit ni les représentants de la société civile ni les chefs d'entreprise», a-t-il déclaré en promettant de faire en sorte que les choses soient prises en main par la Cgea. Néanmoins, reconnaissant qu'il existe un déficit flagrant en matière de culture entrepreneuriale au niveau de Tamanrasset, M.Elalem a indiqué que «la Cgea a inscrit dans son agenda l'organisation de séminaires et autres rencontres économiques pour inciter les gens à investir dans les régions du Sud, mais aussi pour former les entrepreneurs à une gestion et un management adaptés aux exigences de la situation actuelle, notamment l'impératif de sortir de la rente».A l'issue de cette rencontre, qui s'est tenue à la Maison de jeunes Houari-Boumediene de Tamanrasset, et qui s'est terminée vers 12h30, il a été indiqué que d'autres rencontres seront organisées dans d'autres régions, dans les semaines à venir, afin de créer une dynamique d'investissement, à l'échelle nationale.


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