
Ça bougeait à Tamanrasset. Ce n'était pas le grand bouillonnement. Il faut dire que le rythme de vie dans la région ne se prête pas à la trépidation. Mais l'ambiance était inhabituelle, dirions-nous. C'est que la ville accueille un événement de taille : le Festival culturel international Abalessa-Tin Hinan des arts de l'Ahaggar (Fiataa) dans sa 3e édition. Du 19 au 20 février, la fête et les débats autour de la problématique de la préservation du patrimoine immatériel de l'Ahaggar feront l'actualité, pas seulement à Tamanrasset mais également à Abalessa et In Salah. Et c'est dans la Maison de la culture de Tamanrasset qu'a eu lieu, hier, le coup d'envoi officiel de cette 3e édition du Fiataa. A la tribune, le commissaire du festival, Farid Ighil Ahriz, prendra la parole pour donner les grandes lignes du programme qui s'ouvre, en soulignant que cette édition accordera une place importante au débat sur la nécessité de préserver le patrimoine de cette région et au rôle que pourront, devront, y jouer les médias. Sollicité, le wali de Tamanrasset prendra la parole pour, dès l'entrée en matière, insister sur l'importance du festival pour la ville et toute la région, importance qui ne doit pas se limiter à la fête, ajoutera-t-il. Précisant son propos, le premier responsable de la wilaya dira que le festival ne doit pas être une fin en soi. «Il faut dépasser le festif et sortir de ce folklore des Imouhags (le nom originel des Touareg)», dira le wali. Il faut qu'il y ait de l'activité littéraire, cinématographique, théâtrale, et que la culture soit au quotidien, ajoutera-il, invitant les directeurs de la culture et de la Maison de la culture à s'impliquer activement et à investir le terrain pour amener les jeunes à la culture. En résumé, le wali demande à ce qu'entre deux festivals, les habitants de Tamanrasset aient quoi se mettre sous la dent en termes d'activités culturelles et artistiques. Dans sa lancée, le chef de l'exécutif plaidera pour l'exploitation optimale du festival en faisant un produit d'entraînement, une locomotive pour une dynamique culturelle qu'il faudra enclencher. «Il faudrait penser à mettre la culture au c'ur du développement. On pourrait, par exemple, penser à organiser le festival en parallèle avec une manifestation économique, comme pour cette année avec la foire du dromadaire.» Interrogé en marge de la cérémonie sur l'apport que l'administration se propose d'apporter, concrètement, pour contribuer à l'enclenchement de cette dynamique culturelle, le wali dira qu'il est prêts à aider toutes les associations et que la wilaya est en train de finaliser le dossier du projet de construction d'un théâtre régional.Après la cérémonie d'ouverture, les festivaliers sont embarqués pour assister à une course de dromadaires au pied du pic Iharen avant de revenir en ville pour l'inauguration du campement du festival, dressé dans la cour de l'Office du parc national de l'Ahaggar (Opna). Là, on a un avant-goût de la fête avec les danses et les chants touareg, des expositions de photos et de produits de l'artisanat de la région. La fête sera, elle, pour la soirée, à Abalessa.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H G
Source : www.latribune-online.com