Tamanrasset - A la une

Echec exemplaire d'une urbanisation



Echec exemplaire d'une urbanisation
Erigée près du centre-ville de Tamanrasset, la cité Echoumouaâ est l'exemple type des bidonvilles en Algérie.Bien qu'il ait bénéficié d'opérations de développement, le quartier renvoie l'image de vieilles bâtisses où il ne fait pas bon-vivre. Routes poussiéreuses, réseaux d'assainissement défectueux, projet d'alimentation en eau potable en attente, éclairage public défaillant, la liste des problèmes, selon le représentant du quartier, Messata Mebarek, est encore longue. Le plus frappant reste toutefois ces logements LPL livrés en 2014 sans VRD. Pour s'y rendre, il faut emprunter une piste et des tronçons de route parsemés de crevasses. En plus, il y a une ceinture de constructions illicites louées à des ressortissants étrangers. "Nous avons adressé plusieurs doléances à qui de droit, mais chaque fois on nous accuse une fin de non-recevoir. On est allé voir à maintes reprises les responsables de la wilaya, en vain. On nous fait des promesses jamais honorées", s'indigne notre interlocuteur en nous invitant à constater de visu leurs souffrances. "La dernière fois, on s'est réuni avec le président de l'APW. On a eu à brosser encore une fois un tableau du calvaire et des souffrances quotidiennes de la population de ce quartier livré aux réseaux de trafiquants de tous bords. Deux jours après, une commission présidée par le wali s'était déplacée sur les lieux pour vérifier la véracité des informations fournies. Malheureusement, rien n'a été fait depuis, hormis les quelques petits travaux de rafistolage entrepris à l'occasion de la visite du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales", peste M. Messata en faisant part du risque couru par les écoliers en raison de la dégradation des routes, rendues de surcroît impraticables depuis fin 2014, date du début de l'interminable projet de revêtement. Et de préciser que "l'importance du trafic routier dans ce quartier menace davantage la vie de nos enfants qui sont contraints de faire mille et un calculs pour traverser la route et du coup échapper aux chauffards". La présence de journalistes dans cette cité n'a, a-t-on remarqué, pas été du goût de certains habitants. Ce n'est pas le cas de Mebarek qui nous invite encore une fois à photographier ces lampadaires allumés H/24 pendant que d'autres lotissements du même quartier en sont privés la nuit et sombrent dans le noir. "Pourtant, ce sont ces mêmes responsables qui ne cessent de chanter la rengaine de rationalisation des dépenses pour nous imposer les mesures d'austérité. Contradictoire !" conclut-il, dépité.RABAH KARECHE


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