Tamanrasset

Discours de campagne



Discours de campagne
L'analyse de la campagne électorale fait apparaître une dépolitisation très nette des discours au fur et à mesure qu'elle avance. Ainsi, les discours en vogue de l'ensemble des partis et leurs candidats en course à la députation, se situent bien au centre du tableau, très éloignés du politique sain, éloignés de l'économie et du social, éloignés des aspirations et des espoirs des citoyens. En ce sens, le contenant du discours électoral est un modèle du genre standard pratiqué par presque tous les acteurs sur le terrain : il se situe juste à l'intersection des axes horizontaux et verticaux. L'électeur-citoyen qui suit les meetings et autres rencontres, s'aperçoit de cette dépolitisation des discours en étudiant leur contenu, les mots et les vocabulaires en question. Tous les termes visant un consensus national, la conjugaison des efforts pour sortir de la crise économique et financière actuelle que traverse le pays s'effacent. C'est un peu comme si, plus la date fatidique approchait, plus le discours se vidait de son contenu pour n'être plus qu'un amas de termes mal définis et incompréhensibles pour l'opinion publique, un vocabulaire politien recouvrant des concepts flous. A la limite, les adversaires politiques très opposés depuis le début de la campagne électorale finissent par se rejoindre dans le vague et l'indéterminé, et par dire la même chose.Personne de ces politiques ne fait dans le type d'une ère nouvelle, celle de la nouvelle Constitution amendée, le progrès de la liberté et de la démocratie, la fraternité sociale, les grandes tâches du moment sur le plan économique et social, la solidarité nationale, etc. C'est dire combien cette dépolitisation du discours électoral s'observe nettement et n'assume pas la double fonction que le citoyen peut placer sous l'idée directrice de communion. Ce vocabulaire de campagne électorale tel qu'il est analysé par les citoyens ne convainc nullement l'opinion : une partie plus ou moins importante de l'électorat imagine à priori que les orateurs et les animateurs de la campagne électorale expriment des préférences personnelles, une rancune à l'égard de la stabilité du pays et des acquis populaires au lieu de quêter des soutiens et la mobilisation des électeurs. Par contre, il est reconnu qu'une petite minorité de politiques plus aguerris font dans l'explication et la sensibilisation de leurs programmes et trouvent des raisons supplémentaires pour gagner la confiance des citoyens-électeurs, en particulier, les jeunes. Dans ce cas-là, le discours à une " fonction de confirmation " et pour répondre à certaines attentes, l'orateur n'hésite pas à politiser son discours.Cette fois-ci encore, le discours, les mots ont confirmé les choses, la classe politique doute d'elle-même. A la faveur de la campagne électorale autour des législatives du 4 mai, beaucoup de preuves, d'arguments et d'indices sont là pour dresser un réquisitoire sans complaisance de la faillite de l'acte politique en lui-même et de rappeler qu'un autre champ politique est possible à la fois revu et corrigé. C'est dire combien il est nécessaire d'aller vers une nouvelle reconfiguration du paysage politique qui doit se " remuscler " et s'articuler autour d'idées et de forces nouvelles, tels le développement socio-économique, l'emploi, la création de richesses (nouveaux revenus), la paix et la sécurité et la préservation et la consolidation de l'unité nationale. Dans ce propre registre, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal dans l'allocution qu'il a prononcée jeudi devant les autorités locales et les représentants de la société civile de la wilaya de Tamanrasset a affirmé que les élections législatives du 4 mai sont un nouveau jalon sur la voie de l'édification institutionnelle nationale. "Les prochaines législatives sont un pas en avant vers un lendemain prospère et je demeure convaincu que les habitants de l'Ahagar et du Tdikelt participeront en masse à cette échéance qui constituera un nouveau jalon sur la voie de l'édification institutionnelle nationale ". Voilà à peu près, M. Sellal qui définit le rôle de la citoyenneté qui aujourd'hui donne le droit à tous les citoyens de participer à la vie de la cité. Un rôle obligatoire à jouer. En ce sens, le statut juridique de citoyen est un statut de liberté et de démocratie participative, c'est-à-dire qu'un citoyen peut choisir de participer (citoyen actif) à la vie politique. Il a un rôle essentiel à jouer, qui prend tout sens avec l'exercice du droit de vote. C'est à ce moment que le citoyen apporte sa contribution majeure à la société. En votant, mais aussi en faisant acte de candidature à une élection, il fait valoir son point de vue, change ou confirme les gouvernants ou encore décide des grandes orientations de la politique nationale.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)