Une enveloppe financière de 120 millions de dinars vient d'être dégagée du budget de la wilaya pour la reconstruction et la restauration du grand marché de l'Assihar. Ce marché est, pour rappel, parti en fumé suite à l'incendie ravageur qui s'est déclaré jeudi dernier. Cette annonce a été faite, avant-hier, par le premier magistrat de la wilaya, Abdelhakim Chater, lors d'un point de presse animé au siège de son cabinet. M. Chater a ainsi fait savoir que "l'étude de ce projet a été soumise à l'avis préalable de la cellule de crise mise en place au niveau du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. Une fois l'étude avalisée et approuvée, nous allons finaliser les cahiers des charges et lancer les travaux de reconstruction de l'Assihar, dans les tous prochains jours, suivant les standards nationaux". Ainsi, des stands dotés de galeries et de système de protection contre les rayons du soleil, des issues de secours spacieuses et des esplanades destinées aux marchands à l'étalage sont prévus dans le plan de ce projet qui se veut une opportunité pour moderniser et exploiter rationnellement ce legs historique qui jouit d'une réputation internationale. Cet espace commercial, qui s'étale sur une superficie de plus de huit hectares, sera également doté de toutes les commodités nécessaires, a expliqué M. Chater, en faisant remarquer au passage qu'une autre enveloppe complémentaire sera allouée en cas de besoin afin que l'Assihar, passage inéluctable des adeptes de l'Ahaggar, retrouve son lustre d'antan. Notons que des instructions ont été données aux membres de la commission chargée de recenser les sinistrés, pour évaluer financièrement toutes les pertes occasionnées par cet incendie. "Une fois ces formalités achevées, les sinistrés en situation régulière seront momentanément transférés vers les marchés de proximité de la commune en attendant la réception de l'Assihar avec une peau toute neuve", ajoute encore M. Chater. Le premier bilan dressé par la direction de la Protection civile montre, par ailleurs, que sur les 584 boutiques que renferme la braderie, 277 boutiques dont plus de 130 appartiennent à des subsahariens, ont été ravagées par les flammes. Un coup dur qui vient d'être asséné aux marchands qui réclament d'ores et déjà d'être indemnisés par l'Etat. Cependant, un responsable de la wilaya, interrogé à cet effet, a coupé court à cette revendication en rappelant que "les sinistrés sont des locataires et le remboursement des pertes devrait se faire par le biais des compagnies d'assurance".R K
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Liberté
Source : www.liberte-algerie.com