Tamanrasset - A la une

Des régions à la marge



Une rencontre sera organisée dans les prochains jours par le ministre de la Communication pour discuter de la distribution des journaux dans les wilayas du Sud, cela va, peut-être, changer les modalités de distribution des journaux dans ces régions, privées malgré elles, d'information en temps réel. La réalité, aujourd'hui, est que les quelques journaux qui y sont distribués, y arrivent avec un ou deux jours de retard et qu'il est des titres distribués dans des pays européens mais pas dans le Sud algérien. Dans l'audiovisuel, Radio Tamanrasset a désormais un nouveau siège, digne d'une radio moderne. En matière d'hydraulique, la wilaya a étanché sa soif, après avoir bénéficié d'un projet pharaonique pour l'alimentation en eau potable. Les régions du Sud auront également droit à de nombreux projets, en matière d'approvisionnement en énergie électrique et en gaz. Il reste que ce dont a bénéficié le Sud paraît maigre au vu du potentiel dont il dispose. Ces régions apportent à la collectivité et au pays plus qu'elles n'en reçoivent, et c'est souvent cette réalité qui fâche et qui met en ébullition les jeunes chômeurs du Sud. Ces jeunes n'ont pas accès au travail dans des zones pétrolières et gazières qui recrutent à tour de bras. Ces jeunes, pour se faire entendre, alternent sit-in et rassemblement. Des régions à la marge du développement, le Sud algérien n'en finit pas, d'en connaître ' A priori, la situation est en passe de changer. Il y aura de l'argent pour les wilayas du Sud, pour soutenir le développement. Est-ce suffisant ' Il reste à déterminer une approche globale, pour le durable, et dans tous les domaines. Une série de réunions vient d'être bouclée, pour en discuter. Pouvoir central et pouvoir local essayent ainsi de fusionner leurs efforts, pour venir à bout du sous-développement dans des régions riches pourtant en ressources pétrolières. Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales est partie prenante de ces réunions. Le département de Daho Ould Kablia est concerné par plusieurs volets du développement dont la fiscalité locale. Cette fiscalité, ces régions n'en bénéficient pas, en fait. Elle ira à l'adresse des compagnies opérant dans le Sud. Les APC de la région souhaitent que cela change et qu'elles soient entendues par les ministres de l'Intérieur et des Finances. Les rencontres qui viennent de s'achever tentaient d'organiser une sorte de concertation à l'échelle régionale dont le but est de définir les objectifs d'un meilleur développement local et d'adapter les réformes aux attentes de la population. L'idée a été largement discutée lors des assises dédiées au mouvement associatif et son implication dans le développement local. C'est un processus long, impliquant aussi bien les collectivités locales et les élus locaux que les représentants de l'administration locale. Il a abouti à des recommandations qualifiées d'appropriées, de nature à concourir à l'amélioration de la gouvernance des collectivités locales et à impulser une réelle dynamique de développement. Et c'est ce à quoi aspirent ces wilayas. D'évidence, l'engagement de développement ne pourrait se matérialiser, donner satisfaction à tout le monde, que s'il y a réelle gouvernance, au niveau central et local. Cette gouvernance est portée aujourd'hui par les pouvoirs publics. Elle doit également être l'émanation des assemblées élues locales dans les gestions en question. Ces institutions locales auront de la marge en principe, maintenant que le code communal ait été révisé et adopté par le parlement. Il leur reste à avoir des compétences administratives et techniques requises, de l'argent aussi. Les ressources financières, prises séparément ou conjuguées à d'autres facteurs, constitue un déterminant dans la conduite des réformes et des processus de développement. Aussi, les wilayas du Sud ne vont pas évoluer au même rythme : il y aura toujours des régions qui s'en sortiront mieux que d'autres.
Y. S.
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