
Dans une lettre adressée hier à la ministre de l'Education nationale, des parents d'élèves de la classe de deuxième année langues étrangères du lycée Ali Ibnou Abi Taleb de In Salah dénoncent une situation qu'ils jugent alarmante concernant le cours d'anglais.S'agissant d'une classe dont la spécialité est l'apprentissage des langues dans un domaine défini, il s'avère, selon les parents que «les activités linguistiques sont loin de correspondre à une concrétisation même simpliste de cette compétence». La situation est telle que même avec l'atout majeur du nombre réduit d'élèves qui est de treize filles, le constat est que «le niveau régresse gravement dans une section sélectionnée sur la base des compétences et des goûts».Soulignant que «les parents d'élèves n'ont pas pour rôle d'évaluer le travail du professeur, ni ses compétences, ni ses méthodes», ces derniers soulignent que par «souci de décence et de discrétion, les parents n'ont pas désiré rendre public le fait que l'enseignante d'anglais soit en grande difficulté puisqu'elle a bénéficié longuement, par le passé, de congés de maladie, en rapport avec des troubles psychiatriques».Considérant que les enfants sont les otages de cette situation qui perdure sans aucune intervention du chef d'établissement, que les parents ont soutenu et aidé à trouver une remplaçante titulaire d'un master en anglais, ces derniers s'étonnent qu'aucune décision administrative n'ait suivi. La lettre souligne que «depuis plusieurs semaines, sans exception, nos filles sont exclues des cours d'anglais, ou bien elles sortent de leur propre chef, boudées par le professeur qui leur reproche leur combat pour un enseignement viable».Le collectif des parents a bien cherché à rattraper les choses avant la fin du premier trimestre en contactant l'association des parents d'élèves aux abonnés absents et dont le président n'est vraisemblablement pas parent d'élève, du moins pas à In Salah. Les parents ont adressé plusieurs courriers à la direction de l'éducation de Tamanrasset pour demander une visite de l'inspecteur d'académie, afin qu'il évalue la quantité et la qualité du travail fournies par le professeur : lettre morte. Même la tutelle pédagogique et académique locale a été vainement saisie par courrier pour émettre un avis et des recommandations.La situation a atteint son summum avec l'attitude des autres enseignants solidaires de leurs collègues. Un parent d'élève souligne que «les acteurs du problème sont muets et tous les jours nos enfants sont verbalement agressés, dévalorisés par d'autres professeurs, curieusement solidaires de leurs collègues». Dans le désarroi absolu, les parents en appellent à l'intervention de la ministre de l'Education en personne pour remettre les pendules à l'heure. Ils réclament une enquête sur l'état de l'enseignement à In Salah et l'enseignement de la langue française en particulier.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Houria Alioua
Source : www.elwatan.com