Trente-et-une (31) personnes blessées dans un accident de la circulation survenu un jeudi, au petit matin, au sud de la ville de Ghardaïa dans une collision entre un autocar et un dromadaire. L'accident a eu lieu sur la RN 1, à 150 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Ghardaïa, lorsqu'un autocar assurant la liaison Tamanrasset-El-Menea et, à bord duquel se trouvaient les victimes, a percuté un dromadaire qui traversait la chaussée. A signaler que de nombreux accidents de ce genre surviennent fréquemment la nuit dans le sud.
Les 31 personnes, souffrant de blessures à des degrés divers, ont été transportées vers l'hôpital Mohamed Chabani d'El Menea,
Sans prétendre interférer sur l'enquête, puisqu'il y a accident corporel, il y a lieu de suggérer, réfléchir et relever les éléments suivants :
1)- l'heure de la survenance de l'accident «au petit matin», précision insuffisante si l'on devait situer l'heure de l'accident entre 02 heures du matin et 05 heures, période d'hypovigilance maximum selon l'horloge biologique de tout individu, une autre période d'hypovigilance se situant vers 13h jusqu'à 16h.
2)- La distance de Tamanrasset vers El Menea qui dépasse les 1067 km et qui nécessiterait près de 17 heures de conduite, en espérant bien sûr que le conducteur a marqué des arrêts pour prendre des pauses. La question qui se pose : le conducteur était-il seul ou accompagné ' Auquel cas, même accompagné d'un deuxième conducteur, conformément aux recommandations de la commission interministérielle de 1987 suite à l'accident mortel de Aïn Arnat. S'il était monté avec lui à partir du point de départ, il serait aussi fatigué sinon plus que le chauffeur.
Ce qu'il aurait fallu, au cas où il y aurait eu un deuxième conducteur, c'est de définir un lieu de relais où il prendrait la relève, permettant ainsi au premier conducteur de s'arrêter pour se reposer, dans l'attente du retour. Après un repos bien mérité. Mais était-ce le cas '
3)- La couleur de la robe du dromadaire, identique à la couleur du sable, d'où le risque probable de confusion.
4)- Puisque l'accident a eu lieu au petit matin, à quelle heure le conducteur a-t-il pris le départ de Tamanrasset ' Et combien de temps a-t-il conduit sans s'arrêter '
A propos de la loi réglementant les horaires de conduite, celle-ci existe-t-elle ' Si ce n'est pas le cas, il serait urgent de l'instaurer au lieu de ne penser qu'à des textes répressifs.
La suggestion pour ne pas prétendre à la solution : à l'instar de ce qui se passe dans certains pays, dont l'Arabie saoudite, les dromadaires sont rendus visibles par l'utilisation d'un tissu rétro-réfléchissant qui entoure leurs pattes. Solution toute simple et disponible, puisqu'actuellement, toutes les sociétés qui effectuent des travaux sur route ont revêtu leur personnel de gilets réfléchissants, ce qui est déjà une bonne chose.
Ces gilets éclairés la nuit sont visibles à 300 mètres. Aussi, à l'exemple des brassards portés par certains éléments des services, entourer les pattes des chameaux et dromadaires pour les rendre visibles pourrait aider à la sécurité routière. C'est simple, facile et pas cher et cela contribuera à sauver des vies humaines.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Lazouni
Source : www.elwatan.com