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Contes et mangas pour le Hoggar



Contes et mangas pour le Hoggar
Le dessin est l'activité qui capte l'intérêt des petits et des grands. Pour sa quatrième participation au festival, Z-Lind a tenu son atelier manga dont l'objectif est d'apprendre aux enfants ce qu'est un manga et comment faire monter une petite histoire en dessin et en dialogue. Outre l'initiation à l'art de la manga dans le Hoggar, la boîte s'est aussi lancée dans l'édition des mangas relatant des histoires qui se sont déroulées sur ce territoire. « Nahla et les Touareg » est l'histoire d'une fille qui s'est égarée dans le désert. Elle a été retrouvée par un groupe de Touareg. L'histoire est illustrée par des dessins montrant la fille avec la tenue des Touareg dans les différents quartiers de cette belle ville. « Samy Kun » est le deuxième manga édité par cette boîte. C'est l'histoire d'un étudiant de Bab Ezzouar qui s'est retrouvé à Tamanrasset avec ses copains à la recherche de son père d'origine targuie. Les deux volumes de cet ouvrage racontent l'aventure et les découvertes extraordinaires faites par ce groupe de jeunes dans ce vaste territoire. « Le manga n'est malheureusement pas commercialisé ici en raison d'un problème de diffusion. C'est le cas aussi dans toutes les villes du Sud. Nous participons à ce festival pour faire connaître et distribuer ce produit », a indiqué Kamel Bahloul, manager de la boîte. Pour lui, l'Etat doit s'impliquer dans ce créneau. « L'Etat peut acheter les revues pour mieux développer cette activité », dira-t-il. Le concours du meilleur dessin intitulé « Dessine-moi le Hoggar » est organisé dans cet atelier pour récompenser les 30 meilleurs enfants. « Notre objectif est de découvrir les jeunes talents, de les encourager et les encadrer », a encore expliqué Bahloul. Le conteur Seddik Mahieddine poursuit sa découverte du patrimoine immatériel de la région. Ses rencontres avec les populations dans son atelier et ailleurs lui ont permis de connaître les éléments-clés des légendes de la région pour en créer ses propres contes. « Je continue mes recherches sur le patrimoine oral de la région. Ici, les gens n'arrivent pas à reconstituer leurs propres légendes. Ils se rappellent de quelques bribes seulement », a-t-il expliqué. Après le succès de son premier conte « Moula Moula », qui a dépassé les frontières et inscrit dans le spectacle des « Nuits de contes en Afrique » avec le conteur congolais Joms Mahiala, Mahieddine Seddik a décidé de réécrire et réadapter un vieux conte datant d'une dizaine d'années et intitulé « Oiseau au bec vert ». « J'ai soumis ce conte à l'appréciation des gens qui participent à cet atelier afin d'avoir leurs avis et de l'enrichir. » Il raconte l'histoire d'un maître artisan qui s'est converti en chasseur. Smail Matmati est revenu cette année pour animer l'atelier de la calligraphie tifinagh avec son collaborateur Hamza. Un atelier qui draine des curieux mais aussi des connaisseurs vu qu'il s'agit d'une langue à laquelle les Touareg sont énormément attachés. L'artiste a décoré son atelier avec quinze toiles confectionnées cette année. Il a également exposé son livre édité par l'Anep en 2014 illustré par les poèmes de Mustapha Ben Brahim et Cheikh Mouh Ou M'hand. Smaïl Matmati insiste sur « la généralisation de l'enseignement et de l'apprentissage de tifinagh pour mieux le préserver ».


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