Un grand gala a été animé à l'occasion de cette soirée qui restera gravée dans la mémoire de tous les participants à ce grand évènement. Le festival de l'Ahaggar a pu mettre en place une belle ambiance dans cette ville morte et a su injecter de la gaieté et de la joie dans le c'ur des milliers de jeunes qui ont eu recours à tous les moyens possibles et imaginables pour atteindre le campement où se sont déroulées les festivités. La soirée de clôture avait un caractère targui, amazigh, algérien et, enfin, africain. Une fusion magique entre sept artistes d'Algérie, du Mali, du Burkina Faso, à leur tête le talentueux et la star Akli D, invité du festival. Les préparatifs menés, ces derniers jours, pour monter cette fusion où se sont mixées, en parfaite harmonie et symbiose, des rythmes et des notes de la musique gnoui, targui, kabyle, ont finalement donné lieu à un grand gala digne de grands artistes.Sonorités d'ici et d'ailleurs, cette belle fusion
Les notes et les sonorités des instruments venus d'ici et d'ailleurs ont fait vibrer toute la scène du campement de Tedessi à Aguenar. Les morceaux fredonnés par ces artistes sur des musiques qu'ils n'ont jamais jouées auparavant ont donné un plaisir immense à ce public qui a applaudi avec fierté ce travail professionnel. Le retour aux sources, à la culture locale, l'amour de l'Algérie et de l'Afrique ont été les thèmes abordés dans ces chansons merveilleusement accueillies par les jeunes. Outre cette fusion, plusieurs groupes se sont succédé sur la scène de Tedessi jusqu'à une heure tardive de la soirée. Badi Lalla de Tamanrasset, Super Rail Band de Bamako, du Mali et une troupe musicale locale se sont succédé sur cette scène. Le groupe Raina Rai, programmé à cette soirée, n'a pas tenu sa promesse jusqu'au bout. Dans l'après-midi, le wali de Tamanrasset Abdelhakim Chater a, une nouvelle fois, sillonné les stands des ateliers de ce campement et a eu des échanges avec les artistes. Chaque atelier a clôturé son activité en présentant ou en récompensant les travaux réalisés durant le déroulement du festival. « Je sens une entière satisfaction du résultat obtenu » a dit Ahmed Aouali, commissaire du festival. On a eu deux absents pour les soirées mais on a su pallier cette défaillance en trouvant, en un laps de temps très court, des remplaçants. Ce qui était prévu a bien fonctionné, notamment les ateliers où nous avons enregistré un nombre record de visiteurs, 300 enfants par jour. Les galas ont commencé timidement avec 600 spectateurs. Ce nombre a atteint les 10.000 les deux dernières soirées. La pièce théâtrale a été une réussite, nous allons d'ailleurs la programmer pour une tournée nationale. En tout, nous avons relevé le défi grâce à la participation de nos partenaires qui nous ont soutenus et nous en sommes fiers » a-t-il indiqué.
Le satisfecit des organisateurs et des autorités locales
Les évènements de la cinquième édition se dessinent déjà dans les esprits des organisateurs. « Nous allons essayer de faire mieux. Nous allons notamment étendre le festival aux autres régions du pays appelées elles aussi à un travail de préservation de leur patrimoine local. Nous allons aussi l'enrichir en faisant appel à d'autres partenaires ». A propos des journées scientifiques, M. Aouali affirme qu'elles se dérouleront durant le mois du patrimoine. Les artistes et participants à ce festival ont, à l'unanimité, témoigné de la réussite de cette édition. « Tout s'est bien passé. Il y a une bonne ambiance. Cet évènement s'est déroulé dans un véritable esprit de festival avec des rencontres et des échanges entres tous les artistes et hommes de culture. Les arts de l'Ahaggar étaient présents dans toute leur splendeur et leur grandeur. Ça a été vraiment formidable » a affirmé le représentant de la maison de la culture de Tizi Ouzou. Larbi Rezki, artiste peintre, a exprimé sa satisfaction. « Malgré les difficultés d'avoir monté, démonté puis remonté un campement dans un autre endroit, le festival a été une réussite. Cette difficulté nous a donné envie de continuer et malgré le manque de temps, cela nous a donné l'opportunité d'écouter pour mieux préparer la suite » a affirmé l'artiste. La prochaine édition verra des changements à travers la mise en place de nouveaux ateliers comme la marionnette et le costume. Il est question aussi de trouver une autre formule pour l'animation de l'atelier du conte basée sur le récit des proverbes et les expressions de la région. Farid Daf, gérant de Cit Art, une boîte spécialisée dans la promotion des spectacles culturels, évoque la bonne organisation qui a caractérisé ce festival. « Cela s'est bien déroulé en dépit des difficultés » a-t-il dit. Selon lui, le festival des arts de l'Ahaggar « est le meilleur festival en Algérie de par sa richesse en activités et en ateliers. Il tire aussi cette richesse de la diversité et de l'intensité du patrimoine de cette région ». Farid Daf, habitué à l'organisation de ce genre d'évènement à travers le territoire national, affirme que « ce festival a une âme. Il est apprécié par le public. Je trouve qu'il a beaucoup de succès et il promet d'être un grand rendez-vous international ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.horizons-dz.com