Dernière ligne droite avant le lancement officiel de la campagne électorale. Les partis politiques ayant bouclé leurs listes, péniblement pour certains, peaufinent leurs stratégies de campagne. Les chefs de file des partis, les têtes de liste redoublent d'efforts pour être visibles dans un champ politique qui a vu l'arrivée de dizaines de partis nouveaux bien décidés à concurrencer les formations qui ont déjà un ancrage. Tour d'horizon de la dernière semaine de précampagne.
L'improbable proposition de Ksentini
Farouk Ksentini ne semble reculer devant rien pour booster le taux de participation aux élections. Il plaide ni plus ni moins de punir les abstentionnistes. Le président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l'homme (CNPPDH) «rassure», néanmoins. «Il ne s'agit pas de couper la tête des gens mais bien de trouver des sanctions appropriées à ce comportement négatif », déclarait-il sur les ondes de la Chaîne III. Encore heureux qu'il ne propose pas des ponctions sur salaires ou le retrait de la nationalité pour tous ceux qui «oseraient» ne pas voter.
La Cnisel veut des gyrophares !
Les demandes de la Commission de surveillance des élections législatives (Cnisel) se suivent et ne se ressemblent pas. Dernière trouvaille de ladite commission : exiger des gyrophares pour faciliter les déplacements des membres de la commission. On ignore encore quelle demande inédite les membres de la Cnisel va encore formuler d'ici la fin de sa mission !
Le FFS menace
Après avoir maintenu le suspense sur sa participation aux législatives, le Front des forces socialistes se fait menaçant. Par la voix d'Ahmed Djedaï, le parti d'Aït Ahmed menace de claquer la porte à tout moment. S'exprimant sur les ondes d'une radio locale, l'ancien premier secrétaire national dit craindre que la multiplication des partis politiques ne soit en réalité qu'une manœuvre d'un pouvoir qui se réjouit d'ailleurs de la participation du FFS.
Une candidate peut en cacher un autre !
L'épouse de Djaballah, candidate aux législatives, accordait hier un entretien à un quotidien arabophone. Jusque-là rien d'anormal, sauf que ladite candidate a refusé que le journal publie sa photo, insistant pour que l'entretien soit illustré par une photo de son époux et non moins président du Parti pour la liberté et la justice. Pourtant, en acceptant d'être photographiée, la candidate portant une burqa ne risquait pas d'être reconnue. Assumant pleinement la contradiction entre la volonté d'assumer des fonctions publiques et le fait de rester «anonyme», l'épouse de Djaballah promet de faire une entrée fracassante au Parlement avec sa burqa.
Kassaman s'invite en conférence de presse
La campagne électorale a induit de nouvelles mœurs. Plusieurs partis politiques n'hésitent plus à commencer leurs conférences de presse avec l'hymne national et en convoquant l'ensemble des membres de leur direction. Nationalisme ou pur opportunisme '
La preuve par Akhamoukh
Ahmed Ouyahia continue sa tournée à travers les wilayas avec une idée qui devient récurrente : réduire le risque d'abstention. A Tamanrasset, le chef de file du RND a adapté son discours pour coller à une actualité des plus brûlantes. «les Touaregs n'ont jamais l'idée de boycott en tête et le parcours politique du défunt amenokal El-Hadj Moussa Akhamoukh en est la meilleure preuve», clamait ouyahia.
Les panneaux d'affichage font leur apparition
Dernière ligne droite avant le démarrage officiel de la campagne électorale. Les APC sont mobilisés. Les premiers panneaux d'affichage ont fait leur apparition un peu partout. Avec la multiplication des nouveaux partis, les panneaux sont très nombreux. Les électeurs potentiels y découvriront bientôt les visages de ceux et celles qui sollicitent leurs voix pour les législatives.
L'étau se resserre autour de Belkhadem '
Suite et pas fin du feuilleton FLN. Les contestataires reviennent à la charge. Ils ne seraient qu'à une dizaine de signatures des membres du comité central (CC) pour atteindre le quorum leur permettant de convoquer la fatidique réunion extraordinaire. Les contestataires organisent un rassemblement devant le siège national du parti pour exiger la tenue de cette réunion extraordinaire que Abdelaziz Belkhadem ne souhaite pas convoquer avant le 10 mai prochain.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nawal Imès
Source : www.lesoirdalgerie.com