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« Capitaliser le travail fait sur la préservation du patrimoine »



« Capitaliser le travail fait sur la préservation du patrimoine »
Cette année, la cinquième édition du Festival international des arts de l'Ahaggar a mis l'accent sur le renforcement du volet artistique. Outre le Mali, des troupes venues d'Ethiopie, du Cameroun et du Tchad vont égayer les soirées de la capitale du Hoggar. « Les activités des ateliers restent inchangées. Nous avons élargi le programme artistique en invitant des troupes qui se sont déplacées de plusieurs pays du continent africain pour exposer leur musique au public présent à cette édition », a indiqué Ahmed Aouali, commissaire du festival. Cette édition est également une occasion pour « faire un bilan sur la capitalisation des produits appartenant au patrimoine matériel et immatériel », a-t-il précisé. Pour ce faire, des contes populaires et des vidéos du travail fait dans les quatre anciennes éditions seront édités avant le mois d'avril prochain. Sur la collecte des informations et des données relatives à la participation de la région dans la guerre de Libération nationale, un atelier engagé à l'occasion du cinquantenaire de l'Indépendance, le commissaire a expliqué que « la collecte n'a pas abouti en raison de la durée du festival qui est de quelques jours une fois par an. Mais le parc a fait un important travail de collecte des données sur ce sujet que nous allons publier prochainement ». Le programme comporte également deux hommages à l'artiste de Djanet, Othmane Bali, et au photographe Fayçal Mohamed Abdelaziz. « Nous regrettons beaucoup Bali, nous aurions aimé qu'il soit parmi nous au festival. Nous avons donc décidé de rendre hommage à cette grande figure de Djanet, du Sahara et de l'Algérie. Il a été le gardien du patrimoine, le moderniste du tindi et a pu faire connaître l'Algérie dans le monde entier », a précisé le commissaire. « Fayçal Mohamed Abdelaziz a été un fonctionnaire de l'Office du parc national de l'Ahaggar (Opna), un grand ami du Sud et du festival de par sa participation dans toutes les éditions sauf celle de l'année dernière en raison de ses problèmes de santé. C'est un homme qui porte le patrimoine dans son c?ur. » Cette édition va consacrer un stand spécial pour le travail de cuir, du fait qu'il est « un élément clé et indispensable de la vie quotidienne des Touareg qu'il est absolument important de valoriser ». La bibliothèque ambulante va sillonner plusieurs régions lointaines pour donner le goût de la lecture aux enfants et les distraire à travers la présence d'un magicien à bord. Le festival a lieu tous les deux ans. « Il y a beaucoup de monde cette saison à Tamanrasset. C'est une occasion pour avoir plus d'impact et de le faire connaître encore plus. » Les conférences scientifiques sont, encore cette année, reportées au mois d'avril à l'occasion de la célébration du mois du Patrimoine. « Les thèmes sont déjà définis, à savoir la méthode d'inventaire et de collecte du patrimoine immatériel », a expliqué M. Aouali.La parade a été remplacée par « une danse de chameaux et le tindi, qui sont aussi un patrimoine à valoriser et préserver ». Les organisateurs du festival prévoient la tenue de la course des chameaux à la cérémonie de clôture. « Nous avons discuté avec les associations pour, éventuellement, tenir cette course. On leur a confié le travail de son organisation, pour les impliquer eux aussi dans le festival. »


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