Ils sont de différentes nationalités de l'Afrique, à vouloir exploiter l'or au niveau de certaines régions, notamment à In Guezzam, Tinzaouatine, TamanrassetLes chercheurs d'or ont réussi à s'introduire dans les réseaux de la contrebande et même de criminels pour piller le sol du pays au profit des contrebandiers.
Le ministère de la Défense nationale annonce, régulièrement dans ses communications la saisie considérable de détecteurs de métaux, le dernier en date du 15 février où le MDN souligne la saisie de trois appareils à Bordj Badji Mokhtar. Les nombreuses bandes de contrebandiers et notamment de trafiquants de drogue qui agissent au sud de l'Algérie ont a priori fait de cette zone immense un eldorado des chasseurs de métaux précieux. Ils sont de différentes nationalités de l'Afrique, à vouloir exploiter l'or au niveau de certaines régions, notamment à In Guezzam, Tinzaouatine, Tamanrasset.
De nombreux sujets parmi ces chasseurs, sont arrêtés en possession de ce matériel et des questions s'imposent dans ce sens. Comment les trafiquants réussissent à faire parvenir ce matériel en Algérie' D'où provient-il' A qui profite cette armada' Les réponses sont rares ou peu communiquées, mais l'on sait que l'éclatement de cette activité illégale date de 2011, soit depuis le fâcheux printemps arabe survenu en Libye, permettant ainsi aux nombreux opportunistes de se saisir d'une importante quantité depuis ce pays.
Les chercheurs d'or ont réussi à s'introduire dans les réseaux de la contrebande et même de criminels pour piller le sol du pays au profit des contrebandiers. On souligne que beaucoup ont réussi à se construire une fortune, suite à l'exploitation du Sud devenu un terrain fertile pour ce genre de trafic. Ils sont généralement plusieurs chefs de contrebandiers à en tirer le plus grand bénéfice.
Cette activité que l'Armée nationale populaire s'est engagée à combattre, a pris de l'ampleur ces dernières années, notamment quand ne sont pas que des Algériens qui s'adonnent à l'exploitation des richesses du pays de façon illicite. Des chefs contrebandiers du Niger, Mali, Libye, Tchad et du Burkina Faso en tirent profit. Les investigations lancées dans ce sens n'ont pu jusqu'à présent évaluer le taux de ce trafic, néanmoins confient des sources, les chasseurs d'or travaillent de concert avec les réseaux criminels qui s'adonnent à tous genres de trafics qui facilitent leur tâche.
Le phénomène quoi qu'il ne soit pas nouveau, s'inscrit comme l'un des défis majeurs de l'ANP dans le cadre de la sécurisation des frontières. Pour des stratèges bien avertis il est primordial, cependant de connaître les gisements qui sont généralement situés aux frontières. En 2015, les GGF ont lors d'une opération saisi pas moins de 500 grammes d'or.
C'est relativement rare que les forces de sécurité tombent sur de telles quantités d'or, mais surtout sur des chasseurs en possession du matériel de détection de métaux. De même que les forces de sécurité ont enregistré plusieurs tentatives de pillage de métaux précieux dans les mines du Grand Sud où il a été constaté également que les mercenaires de l'or brut sont des Subsahariens dans l'objectif d'amasser de grandes sommes d'argent. Selon des chiffres estimatifs, au moins 150 à 200 pilleurs sont arrêtés chaque année en possession de détecteurs de métaux et de téléphones satellitaires et des quantités d'or. Les mis en cause sont souvent de nationalité étrangère. Les pilleurs s'intéressent aussi aux sites archéologiques. Dans leur logique, ces sites doivent forcément contenir des richesses. Ce pillage est de plus en plus pratiqué depuis 6 ans, soit depuis la dégradation de la situation sécuritaire dans les pays voisins. Les chasseurs d'or au Sud agissent également selon des informations vérifiées au profit des réseaux bien structurés implantés en Italie, en France et en Turquie. Pour le transfert du bien découvert, les trafiquants ont fait des régions de Tébessa, Guelma, Constantine et Oran, des plaques tournantes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com