Tamanrasset - A la une

À quand la fin du calvaire '



À quand la fin du calvaire '
L'eau reste un sujet d'actualité dans la ville de Tamanrasset. Il y a deux ans, les discussions des habitants de cette wilaya ne tournaient qu'autour des souffrances endurées par la rareté de ce précieux liquide. Aujourd'hui, ces débats se focalisent sur le goût et l'usage de cette eau, arrivée dans cette ville en 2010, après la réalisation du gigantesque projet de transfert d'eau à partir d'Aïn Salah. Beaucoup d'encre a coulé sur la qualité de cette eau, rejetée par la population locale. Les habitants n'utilisent cette eau que pour les tâches ménagères et le nettoiement des espaces. Sa consommation relève de l'impossible, du moins pour le moment. « Nous ne pouvons pas boire cette eau. Elle a un goût saliné. Elle est imbuvable » disent les habitants. Le meilleur indicateur du rejet de cette eau est qu'elle n'est pas utilisée dans la préparation du thé, réputé et indispensable pour les habitants de la région. Les rumeurs sur les conséquences que peut provoquer la consommation de cette eau vont bon train. « Elle provoque des maux d'estomac terribles » selon certains. D'autres parlent « de problèmes de rein » alors que la plupart la rejettent en raison « de son taux élevé de sel, néfaste pour la santé, de manière générale ».L'eau contient 1,5 g de selLes assurances des autorités locales quant à la bonne qualité de cette eau n'ont pas, pour autant, reçu l'écho escompté. « C'est pourtant la même eau qui est consommée par les habitants d'In Salah » a précisé M. Mebarek Attoui, directeur de l'ADE. « Cette eau est retirée de la même nappe souterraine qui alimente Ain Salah » a-t-il ajouté. Pour lui, cela relève beaucoup plus d'un « problème d'habitude » que de « souci sur la qualité de l'eau ». Pour Mohamed El Kheir, directeur de l'hydraulique de la wilaya de Tamanrasset, « cette eau est effectivement chargée, mais elle reste potable ». Des analyses quotidiennes sont effectuées sur plusieurs points afin de s'assurer de la qualité de l'eau distribuées dans les ménages. « La première analyse est opérée au niveau du réservoir terminal avant le lâcher des eaux. On prend, ensuite, des prélèvements au niveau des quartiers pour contrôler la qualité de l'eau après que cette dernière est passée par les conduites » a encore indiqué M. El Kheir. Ces analyses ont révélé que cette eau contient 1,5g de sel alors que la norme est de 2%. « Mais les gens exigent l'amélioration de la qualité, c'est tout » a-t-il ajouté. La solution à ce problème consiste en la réalisation d'une station de déminéralisation, sixième ouvrage du projet de transfert, qui marquera ainsi l'achèvement effectif de ce projet très lourd. « Le dossier est en examen au niveau de la direction générale de l'Algérienne des eaux (ADE). On est en phase de l'analyse des offres après avoir effectué la séance d'ouverture des plis en début novembre dernier », affirme M. El Kheir. Cette station va permettre « de changer les caractéristiques de cette eau » précise M. Attoui. « On pourra agir sur le goût de l'eau à travers un traitement adéquat du moment qu'il n'y a aucune anomalie sur la qualité » a-t-il ajouté.40% du réseau de distribution rénovéLe nombre important des flaques d'eau constatées dans les différents quartiers de la ville, juste après la mise en service du projet de transfert d'eau en 2010, a beaucoup diminué. La défaillance du réseau de distribution a été à l'origine de l'éclatement de nombreuses conduites dès le lâcher des eaux. Les travaux de réfection de ce réseau, confiés à Cosider Canalisation, ont été lancés début 2013. Le taux d'avancement est de 40%. « Nous avons subdivisé la ville en sept secteurs autonomes et la livraison va se faire par étapes. A ce jour, nous avons déjà livré deux secteurs, Sersouf et Malta, qui représentent déjà presque la moitié de la ville. La livraison des secteurs restant va se faire incessamment » a expliqué M. El Kheir. La réduction des fuites a été possible grâce à une campagne menée par la direction de l'hydraulique pour la réparation de toutes les failles constatées. « On n'entendra plus parler de ce problème dès la mise en service du nouveau réseau, prévue au premier semestre 2014 » a précisé le même responsable. Le projet de transfert n'a jamais connu d'arrêt depuis son inauguration. « Tout fonctionne le plus normalement du monde et aucun problème ne s'est posé » a dit M. Attoui, signalant « l'accompagnement timide » des Chinois dans cette phase. Avec ce fonctionnement, l'eau peut être distribuée 24h sur 24h dans les foyers des habitants de Tam. Un objectif pas encore atteint en raison du problème de distribution dû essentiellement à la défaillance du réseau.


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