
C'est dans la sérénité et le silence que la troupe El-Kortobia s'est affirmée parmi les mélomanes du malouf à Souk Ahras et ailleurs. Dirigé par Larbi Rekab, le groupe qui a fait sa renommée n'est pas des moindres.Pour chacun de ses membres, c'est une partie de ce legs musical qui est soigneusement gardée et entretenue pour ensuite former cette symbiose visible sur scène et où tout s'unit pour compéter l'autre. Elle vient de récidiver lors des soirées ramadhanesques par des sorties réussies sur tous les plans. Le public qui lui voue une considération particulière en parle à profusion. «C'est avec El-Kortobia que j'écoute sans me lasser les interprétations les plus difficiles des anciens cheikhs et où l'aisance des chanteurs dénote d'une longue préparation», a laissé entendre un quadragénaire rencontré en marge d'une récente soirée organisée sous l'égide de la direction de la culture à la cinémathèque de Souk Ahras. D'autres mélomanes n'ont pas manqué de reconnaitre aux membres de la troupe leurs qualités artistiques exceptionnelles, mais aussi leurs valeurs intrinsèques que seuls de vrais cheikhs savent préserver, pour répéter l'approche d'un spectateur. Pour Salim Toualb, un homme de lettres et essayiste, ce genre musical a su accompagner et surtout s'accommoder avec l'évolution de la société algérienne et cette même association, en l'occurrence El-Kortobia, a tracé, avec la création d'une école pour jeunes disciples, une nouvelle ligne pour sa pérennité à Souk Ahras.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com