Souk-Ahras - A la une

Un interprète du malouf qui s'affirme au milieu des cheikhs



Un interprète du malouf qui s'affirme au milieu des cheikhs
Le malouf est un genre musical bien ancré à Souk Ahras et c'est pratiquement la deuxième ville, après Constantine, qui compte le plus grand nombre de mélomanes.Son public qui n'est pas composé uniquement de profanes ne laisse aucune chance aux aventuriers et à tous ceux qui n'y voient que décor et imitation pour s'affirmer dans le cercle des cheikhs. Djamel Eddine Khelaifia qui a commencé très jeune l'apprentissage de cette musique est l'un des rares chanteurs qui maitrise cet art et son histoire. Universitaire de formation, il manie le rasdet le maya et s'exprime avec aisance sur l'évolution de la musique andalouse, raconte l'épopée artistique de Ziryab.Pas du tout étonnant quand nous apprenons que la maison familiale où est né comptait déjà d'illustres musiciens dont son oncle maternel NouredineDrifoul, musicien à l'ENTV depuis plus de trente ans et AbdelouahabDrifoul, un artiste châabi de renommée. Pour avoir aussi côtoyé de près les grands maîtres de l'école annabie tels que Ayachi Dib, Mohamed Bouhara, Lembarek Dakhla et bien d'autres, Djamel Eddine sait diversifier son répertoire et s'adapte avec les différents niveaux du public. A Souk Ahras sa ville natale, il garde de feu Kamel Nebili la quête de la perfection, la discipline et l'art de transmettre juste une musique séculaire et porteuse de repères pour la région.«Je garde des souvenirs impérissables de tous ces cheikhs qui m'ont inculqué ? avant d'apprendre à émettre la première note ? une moralité indispensable à toute activité artistique. L'humilité, l'abnégation, la persévérance et le respect de l'autre étaient des critères qui ne pouvaient connaitre de concessions. C'est là, je présume, l'un des secrets de la pérennité de ce genre musical pour lequel je continuerai à me sacrifier», a-t-il indiqué. Plus d'une trentaine de participations à des festivals nationaux et internationaux, un calendrier d'activités des plus étoffés et une dizaine de prix confirme une avancée lente, mais sûre de ce jeune ténor qui ne supplie ni presse écrite, ni radio locale, ni responsables de la culture pour le reconnaitre comme tel.
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