Souk-Ahras - A la une

« Un intérêt particulier doit être accordé aux couches vulnérables »



« Un intérêt particulier doit être accordé aux couches vulnérables »
Mounia Meslem, ministre de la Solidarité, de la condition féminine et de la femme a effectué, hier, une visite d'inspection et de travail à Souk-Ahras où elle a eu à constater l'état d'avancement des chantiers lancés antérieurement ainsi que la situation de son secteur dans cette wilaya.L'inauguration de certains projets dans les daïras de Sedrata, M'daourouch, Taoura et Souk Ahras a fait partie du programme de ladite visite, laquelle visite a été ponctuée par des consignes allant dans le sens de la promotion des structures relevant de son département ainsi que la prise en charge des couches vulnérables. «Une place de choix doit être réservée aux personnes en détresse, aux démunis et aux couches vulnérables», a-t-elle déclaré devant les gestionnaires de son secteur. Une phrase programme qu'il sera difficile de concrétiser face à un circuit collé depuis des décennies à des mécanismes de fonctionnement surannés, miné par les antagonismes et fortement affecté par l'esprit démissionnaire face à la chose sociale. Ni l'actuelle DAS ni ses prédécesseurs n'en sont les seuls responsables. Ils sont, toutefois, partie prenante dans la chaine qui continue à perpétuer la banqueroute de ce département budgétivore.Citons entre autres tempêtes qu'a connues le secteur, la dernière décennie, le feuilleton des personnes âgées donc «vulnérables» malmenées dans certaines structures d'accueil relevant de la DAS, l'affaire du SDF dévoré par les rats à la cité Mezguiche, les actes suicidaires pour cause de précarité sociale. Sinon, c'est un rôle plutôt effacé dans la régularisation de certaines activités fort lucratives des crèches et autres garderies pour enfants et dans l'aide aux nécessiteux et l'implication dans la vie sociale de tous les jours.La main mise de son propre personnel sur les contrats temporaires de travail, a création d'un partenariat purement subjectif avec des entités associatives, partisanes dans leur majorité et demandeuses de dividendes, la bureaucratisation de ses services et la véhémence de ses préposés aux guichets à l'égard des demandeurs d'aide, sont autant d'anomalies qui collent immanquablement à un secteur en mal d'humanisation. Le secteur de la solidarité avec ses différents acteurs, la DAS à leur tête, est engluée depuis sa naissance dans une indéchiffrable équation du serveur devant être servi.
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