Souk-Ahras - A la une

Un homme, deux théâtres, ou quand le cinéma salue les planches



Un homme, deux théâtres, ou quand le cinéma salue les planches
Aïssa Djouamâa, le réalisateur prodige de Souk Ahras, vient de récidiver avec une nouvelle production, un court métrage co-réalisé avec Rabah Slimani, intitulé Un homme, deux théâtres, avec comme acteur principal Tarek Atrous, un acteur talentueux de la nouvelle vague, qui réussit bon an, mal an, à se distinguer du lot des interprètes locaux. Il faut marquer, ici, une halte pour insister sur l'apport de Djouamâa en matière de casting et de création d'une véritable école de recherche et de promotion d'un nombre d'acteurs d'envergure, lui qui porte bien ses longues années de formation académique dans le domaine du cinéma.Il est l'auteur d'un film-commentaire, à travers lequel il montre les signaux forts d'une jeunesse parfois incomprise et victime d'une vision à la fois réductrice et paternaliste, pour en faire un chef-d'?uvre artistique. Le flair, le tact et plein d'autres qualités indispensables au créateur ont donné à l'?uvre, de par le choix du thème, une portée universelle. La sempiternelle dialectique entre l'art et l'argent, le vécu et la passion, la passion et le devoir? et bien d'autres concepts antagoniques sont lisibles à travers le film prévu pour la 12e édition du Festival international du court métrage de Madagascar, qui aura lieu du 21 au 29 avril de l'année en cours. Il a fait parler de lui, également, au Festival international de Dubai et celui de Dacca, au Bengladesh. Un homme, deux théâtres est une ode faite par un amoureux du quatrième art en quête de statut social et de reconnaissance, même tacite, de la part d'un entourage hostile. Les vicissitudes de la vie jouent en faveur de l'incompréhension et de l'indifférence parfois adoptée comme enseigne de provocation face à l'artiste. Ce sont donc ces deux théâtres, entre lesquels le protagoniste crie toute sa douleur et ses errances d'homme hanté par le désir de vivre pleinement cette quête inassouvie de l'art pour l'art, et les contraintes sociales qui prédestinent ses v?ux d'acteur à l'utopique.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)