Chaque jour que Dieu fait, certains entrepreneurs confirment que l'ère des mises en demeure est révolue et que le pouvoir de l'argent commence à sonner le glas pour une autorité acculée, sinon réduite au statut de spectateur à Souk Ahras.
Depuis des mois, les voies publiques qui mènent vers les agglomérations importantes, voire des artères du centre-ville sont dans un état lamentable et pour cause l'on prend tout son temps pour réhabiliter les réseaux de canalisation des eaux. Des fosses de plusieurs dizaines de mètres de longueur à peine couvertes par du tout-venant, des monticules formés à base de boue, de fatras d'objets et d'immondices charriés par les eaux qui coulent à longueur de journée depuis des sources nées de la forte pression, meublent le décor et çà dure. Exacerbés les citoyens attendent des jours meilleurs.
«Si l'on doit patienter je crois que le mot perd le sens après une souffrance qui aura duré presque une année», tonne un commerçant de la rue Ibn Badis. Un autre rétorque : «Je me demande si cette eau qui coule à l'abondance le long des rues de la ville est comptée financièrement parlant'». Une entreprise qui éventre les chaussées et une autre qui s'occupe du raccordement des nouvelles conduites. Ni l'une ni l'autre n'accomplit sa tâche dans les délais impartis et c'est le citoyen qui en pâtit. Les responsables centraux décident et orientent, calfeutrés dans leurs bureaux et ceux de Souk Ahras gèrent les humeurs et le temps.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com