Des chaînes interminables se forment très tôt le matin devant les stations services de Souk-Ahras où les fréquentes ruptures de stock en carburant n'ont pas trouvé de solution côté responsables.
La contrebande et la spéculation s'installent confortablement dans les m'urs locales et l'on invoque encore le fallacieux problème du chômage qui sévit le long de la bande frontalière aux fins de banaliser un phénomène gravissime et détourner l'opinion publique d'un réseau structuré qui s'étend sur l'espace de toute la wilaya et implique des noms de personnes en exercice dans des institutions de l'Etat.
Depuis des mois, des centaines d'automobilistes prennent la route des autres wilayas pour faire le plein en essence ou en mazout et c'est les groupes de contrebandiers qui ne lésinent sur aucun moyen pour assurer l'alimentation régulière des Tunisiens en combustibles qui en sont la cause. «Nous vendons notre produit sans distinction ni préférence pour une personne ou une autre. Nous connaissons parfaitement bien les personnes qui font partie des commerçants d'essence mais nous nous limitons à vendre le carburant et laissons aux autres services le travail d'investigation», a déclaré le gérant d'une station d'essence de la ville. «Il existe des gens qui n'ont rien à voir avec la contrebande mais qui stockent des quantités importantes de carburant par peur de pénurie», a-t-il ajouté.
Ces ruptures fréquentes sont également expliquées par la vétusté du matériel utilisé par lesdites stations et les capacités de stockage qui ne répondent plus aux besoins d'une population dont le nombre va crescendo. «l'équipement et les machines utilisés dans certaines stations sont souvent en panne, chose qui réduit à néant leurs capacités de distribution durant les moment de forte affluence (') il nous arrive souvent d'être témoins d'une situation controversée où des citernes pleines de carburant attendent au milieu de plusieurs files de véhicules l'arrivée des employés chargés de vider le liquide dans les réservoirs prévus pour cela. L'opération prend des heures et les bacs de réserve sont parfois d'une capacité limitée»,déplore un automobiliste.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com