Leader - Avec 96 millions de litres produits en 2012 et un cheptel qui avoisine les 46 000 vaches laitières, la wilaya de Souk Ahras compte bien confirmer sa place de leader dans la filière.
Malgré ce statut national, cette wilaya ne compte qu'une seule laiterie d'une capacité quotidienne d'à peine 10 000 litres. Une situation qui marque le manque d'investissements en matière de réalisation d'unités de transformation et qui a depuis toujours été le frein qui a handicapé toute initiative à même de hisser cette filière à la véritable place qui est la sienne. Ce déficit, en matière de transformation, pousse les producteurs locaux à transférer le lait produit dans la wilaya vers les laiteries des wilayas d'Annaba, de Constantine, d'El-Tarf, de Guelma et de Béjaïa.
En outre, la conduite de l'élevage des vaches laitières demeure globalement traditionnelle en dépit de l'évolution du cheptel, de l'augmentation de la production et de la croissance du nombre d'éleveurs qui est actuellement estimé à 1 200 jeunes et moins jeunes, totalement intégrés au programme de collecte.
La récente validation par le Calpiref (Comité d'aide à la localisation et à la promotion de l'investissement et de régulation foncière) de cinq projets d'unités de transformation de lait dans la région de Sedrata (sud-ouest), serait toutefois de nature à changer cette donne, si ces projets venaient à être réalisés. Outre l'investissement, c'est aussi à la faible diversification des aliments de bétail, le manque de suivi vétérinaire et l'absence de l'insémination artificielle qu'elle doit faire face. Et c'est justement dans le souci de surmonter ces entraves que le programme Alban' Algérie a été lancé. Ainsi, et dans le sens de ce projet qui a vocation d'insuffler cette nouvelle dynamique à la filière dans la wilaya par l'implication des éleveurs, des collecteurs, des transformateurs de lait et l'ensemble des intervenants, l'un des premiers GAPEL y a été constitué. Et pour éviter que des spéculateurs s'engouffrent dans cette dynamique d'investissement, une nouvelle structure a été créée : l'Office national du lait. Cette dernière aura à ce titre fort à faire dans le sens de contribuer efficacement à une meilleure prise en charge de la filière, notamment en matière de contrôle. D'autant que ces spéculateurs, au comportement «criminel», ont déjà été derrière la commercialisation en 2008 de lait cru, contaminé par la brucellose.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L S
Source : www.infosoir.com