Souk-Ahras - A la une

Souk Ahras : démission du représentant de l'ordre des avocats Actu Est : les autres articles



Kamel Hedi, le délégué du représentant de l'ordre des avocats à SoukAhras, a récemment déposé sa démission de ladite structure qu'il présidait depuis des années.
Approché par nos soins, il a confirmé l'information sans faire de déclaration à ce sujet. Les réactions recueillies auprès de ses confrères ont été instantanées. Les avocats ont tous requis l'anonymat. «Il y a quelques mois, notre unique représentant légitime avait fait état, exclusivement à votre quotidien, de pressions multiples dont il faisait l'objet et de tentatives de dépravation de la corporation, par structures interposées. Il a, ainsi, transgressé la loi de l'omerta, qui interdisait de reconnaître l'existence de cas de mandants arnaqués par nos confrères ou d'avocats passibles de peines d'emprisonnement à cause de graves délits professionnels.
Il avait également déclaré que le n°2 de l'ordre, son collaborateur immédiat, traînait de lourds dossiers. Une pétition signée par des dizaines d'avocats demandait le départ de ce dernier (') cette prise de position de notre part ainsi que les déclarations fracassantes faites par Me Hedi ont amené les gens de l'ombre à redoubler de pressions», a déclaré un avocat de la nouvelle génération. Une dizaine de ses confrères ont conforté ses dires. Parmi ce groupe, un jeune a fait preuve d'une grande objectivité en décortiquant textes et procédures qui régissent cette entité corporatiste.
Il s'en est pris carrément aux assises légales de l'ordre des avocats. Il a dit ceci : «Les textes prévoient une certaine immunité aux représentants de l'ordre des avocats au niveau des circonscriptions de wilayas et donnent une immunité totale à ceux des barreaux, avec en filigrane une présomption de sainteté. Si un juge ne respecte pas les lois ou abuse de son pouvoir, il existe des structures qui reçoivent et traitent les doléances mais si un représentant de l'ordre à n'importe quel niveau, notamment ceux des barreaux agit de la sorte, aucun outil légal n'est prévu pour le sanctionner, et c'est là, à mon sens, le plus grand dilemme.»
La crise enfle à Souk Ahras et les avocats risquent d'emboîter le pas à leurs confrères de l'Oranie, où des structures parallèles ont été instituées.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)