L'accès au lycée Rebbahi Nouar est quasiment impossible aux heures de pointe, et pour cause, le kiosque, transformé en cafétéria, bloque le passage, à cause du stationnement anarchique des véhicules des jeunes gens qui débarquent des quatre coins de la ville pour importuner les lycéennes qui y font escale.L'unique espace vert, transformé en terrasse par ce même gérant du commerce précité, n'a pas encore effleuré l'imagination des édiles communaux pour récupérer ce bien public squatté par les clients.
Un habitant de l'immeuble limitrophe s'en plaint à travers les propos suivants : «J'imagine que les textes régissant les espaces immédiats aux institutions pédagogiques sont encore existants et j'imagine aussi que la voie publique ne peut aucunement appartenir aux commerçants. Or, nous constatons malheureusement au quotidien une entrave à la circulation routière et les parents qui osent s'aventurer au milieu de cette faune de gens à proximité de cette cafétéria de fortune risquent d'essuyer des insultes et des menaces.»
Son voisin évoquera cette partie de la cité où il faisait bon vivre et se dit outré par l'implantation au c?ur de ce quartier paisible d'un commerce où toutes les atteintes sont permises, à commencer par le vrombissement des moteurs des véhicules matin et soir. Il critiquera, à son tour, la démission des élus de l'APC par rapport à l'espace vert immédiat.
«L'APC de Souk Ahras gagnerait en crédibilité auprès des habitants de cette cité si elle réussit à préserver ces arbres et ce gazon naturel qui commence à perdre leurs couleurs en raison des détritus, de l'urine et des tasses de café déversées quotidiennement dans cet espace vert (?) toutes les campagnes de volontariat et d'assainissement contournent ce problème pour on ne sait trop quelle raison», a-t-il indiqué avant de parler à profusion des malheurs vécus par les autres voisins, dont les premiers signataires d'une pétition où ils demandent une solution auprès du maire.
Au risque d'être taxés à tort d'ennemis de la nature, les habitants des immeubles voisins préconisent une autre solution: «Il est préférable de procéder à un élargissement de la route qui mène vers les deux lycées, ainsi qu'au quartier Rebbahi que de maintenir un espace vert qui tient lieu de pissotière et où on appréhende le passage à cause d'une présence permanente de marginaux.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djafri
Source : www.elwatan.com