Souk-Ahras - A la une

Purement protocolaire



Purement protocolaire
La fête du 1er mai n'a pas dérogé à la règle générale, devenue purement protocolaire et sans relief à Souk Ahras.Des couvertures, des draps ? et d'autres objets de misère remis aux travailleurs dans quelques secteurs n'ont pas réussi à panser les plaies toujours béantes de ces longues années de rémunération approximative. Dans les secteurs du bâtiment et des services, le SNMG n'est pas de rigueur, le droit aux assurances sociales n'est pas reconnu et les travailleurs sont payés au gré des humeurs. «J'ai trimé durant deux décennies dans une entreprise privée du bâtiment (?) le jour où j'ai décidé de demander mes droits, toutes les instances, la justice comprise, ont pris position avec l'employeur (?) je viens de changer l'entreprise mais point de revendication», a confié Mabrouk, un maçon spécialisé.La situation est plus grave chez les avocats et les huissiers de justice où l'employé peine à faire valoir ses droits quand l'employeur est mieux introduit dans le circuit judiciaire, vecteur de plusieurs maux à Souk Ahras.Dans les différents secteurs de la fonction publique, les universitaires recrutés dans le cadre du DAIP (Dispositif d'Aide à l'Insertion Professionnelle) souffrent le calvaire. Exploitation du personnel dans des taches extraprofessionnelles, dépassements multiples, hogra et corruption dans le recrutement, font partie du lot des misères vécues. «Je suis universitaire, employée dans une direction relevant de la fonction publique et je peux vous assurer que rien ne se fait sans argent ou intervention musclée (?) j'y suis depuis cinq ans», nous confie Fériel une jeune diplômée en Droit. «Si vous adressez une quelconque doléance à l'inspecteur de la fonction publique vous êtes grillé d'office, ce dernier protège les directeurs des différents secteurs et le wali le protège», a révélé une source administrative. D'aucuns se demandent également si le poste d'inspecteur général, nommé par décret et rattaché aux services du wali sert à quelque chose dans la gestion du circuit employeur-employé.Côté syndicats, toutes tendances confondues, l'on est loin des années de lutte et de fierté à la Benhamouda et Aissat Idir. «Le syndicat unique gérait les affaires courantes de la classe ouvrière avec l'instinct de celui qui se croyait une entité parallèle à l'employeur au lieu de se comporter en partenaire social (?) des dégâts énormes ont été occasionnés par ces anciennes attitudes dont la déstabilisation de certains secteurs et leur faillite. On en garde encore des séquelles. Les syndicats autonomes, du moins à Souk Ahras, ont chaviré vers la passivité et l'embrigadement partisan et c'est plus grave encore», dira un ancien syndicaliste.


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