
Point de frugalité en cette nuit du Mawlid Ennabaoui à Souk Ahras. Comme à l'accoutumée à la veille de toutes les fêtes, une grande affluence a été constatée dimanche avec un pic après les heures de travail.Avant 18 h, tout ce qui était proposé à la vente a été écoulé sans grands efforts par des clients qui ont fait preuve d'un grand gaspillage. Passées les premières vagues, les prix ont doublé avec le temps. A 16h déjà, les bougies proposées à 50 DA oscillaient entre 100 et 120 DA, les ballons gonflables et autres effets décoratifs ont pris des ailes. Le prix de l'encens, prisé par les ménages, a frôlé les 200 DA l'unité, alors que les pétards de grand calibre ont été cédés à 1200 DA et ceux d'impact modeste à 200 DA.Les viandes rouges et blanches ont, à leur tour, contribué à vider les poches des pères de famille. Un commerçant de la rue Ibn Badis a positivé le phénomène par le fait que la majorité des Algériens expriment leur joie par le biais des dépenses. Un avis différent a été apporté par Lassad B., sociologue : «L'argent mal recyclé car maintenu entre les mains d'une bonne partie de la société qui cumule richesse et refuse d'investir en dehors de l'informel, voire l'illégal, sert à extérioriser un sentiment d'aisance, quitte à faire montre de gaspillage. Ce même comportement provoque un réflexe de qu'en-dira-t-on chez les couches moyennes, voire modestes, et c'est tout le monde qui défie tout le monde».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com