
La prolifération des chiens errants à travers les différentes agglomérations de la wilaya de Souk Ahras est un phénomène vécu comme une fatalité par leurs habitants.Les campagnes conjoncturelles d'abattage programmées par les communes peinent à atténuer, un tant soit peu, ce problème. Dans leur dernier bilan, les services de la direction de la santé et de la population (DSP) avancent un chiffre effarant de morsures recensées, rien que pour l'année 2016. Ils sont plus de 1300 cas à avoir été admis pour des soins ou des traitements préventifs antirabiques dans les structures hospitalières de la wilaya.La majorité de ces victimes sont des enfants. C'est dire toute la gravité du fléau, soulevée maintes fois par les élus de l'APW. Au mois de février de l'année 2013, un enfant âgé à peine de 6 ans a été mortellement mordu par une meute de chiens à El Ogla, un village situé à quelques encablures du chef-lieu de la commune de Dreaâ. Depuis cette date, des centaines de morsures sans gravité et d'autres dont les séquelles sont encore présentes ont été signalées dans différentes régions de la wilaya, le chef-lieu en pole position. Plus graves encore sont les conséquences des attaques des chiens, dont on dit pompeusement qu'ils sont dressés. Parfois par inadvertance et souvent pour des objectifs malveillants, leurs propriétaires exposent des innocents à un danger certain. Il y a quelques jours, la famille Nezzar, habitant la cité Bel Air, avait contacté par téléphone El Watan pour dénoncer une agression physique perpétrée par un voisin contre quatre enfants âgés entre quatre et huit ans.Ces derniers, qui jouaient comme tous les enfants de leur âge, auraient perturbé la quiétude du propriétaire du chien assaillant. Les jeunes victimes, bien qu'ayant évité de justesse le pire, s'en sont sortis avec un choc et des traumatismes psychologiques au point que l'un d'eux revoit chaque nuit dans ses rêves des chiens en position d'attaque. Une plainte a été déposée au niveau du 6e arrondissement de la sûreté urbaine de la ville de Souk Ahras.Les habitants de Souk Ahras n'ont pas encore oublié les scènes abominables rapportées par des témoins oculaires lors d'une agression au pitbull, qui a suscité un mécontentement général à la cité Laâlaouia, lieu où un certain mois de juillet de l'année 2011, un homme a été gravement mordu au niveau de ses parties intimes, lesquelles parties du corps ont été indiquées à bon escient par son propriétaire démoniaque, venu «corriger» son rival. La liste des victimes est en passe d'être allongée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com