Souk-Ahras - A la une

Nous réfléchissons à créer une société de distribution pour les jeunes éditeurs 3 questions à Ahmed Madi. Président du Syndicat national des éditeurs de livres (SNEl)



-Certaines petites maisons d'édition se sont créées à l'extérieur d'Alger. Une difficulté supplémentaire pour la distribution et la reconnaissance '
Je vous réponds en tant que président du SNEL, qui à mes yeux, doit travailler en faveur de l'éditeur où qu'il se trouve. Croyez-moi, j'essaye de trouver des éditeurs un peu partout à Annaba, Souk Ahras, Oran, Béjaïa, El Oued et même à Djanet. Il faut aider ces jeunes à travers les Salons nationaux que nous organisons, par exemple. Nous réfléchissons même à créer une société de distribution pour les jeunes éditeurs. Ce qui leur permettra une meilleure visibilité à l'échelle nationale, malgré le nombre réduit de véritables librairies. En 1962, il en existait environ 500 dans tout le pays. En 2013, nous n'en avons pas plus de 100' C'est malheureux.
-A qui faut-il s'en prendre '
Il est facile de critiquer l'Etat. La défunte SNED avait ses propres librairies. Après sa faillite, l'Etat n'a pas voulu se désengager directement de ses travailleurs auxquels les librairies ont été cédées à des sommes symboliques. Au bout de cinq ans, ces dernières ont été revendues pour une fortune et la plupart sont devenues, à l'instar de la librairie Al Ghazali, dont le propriétaire n'était autre que le directeur général de la SNED, une boutique de sous-vêtements ! J'appelle ça du terrorisme qui peut se décliner sous d'autres formes. Comme par exemple le programme des «100 locaux par commune» pour lequel aucun président d'APC n'a pensé à en dédier au moins un à une librairie.
-Les petites maisons d'édition qui voient le jour ont-elles un avenir ou bien sont-elles condamnées à s'associer pour survivre '
Le ministère de la Culture doit travailler avec notre syndicat qui ne perçoit aucune subvention, aucun budget véritable. Il nous faut énormément de moyens pour pouvoir aider ces jeunes éditeurs à prendre leur envol. En tant que gérant de la librairie Dar El Hikma, j'ai mis en place un café littéraire, où les jeunes maisons d'édition peuvent se faire connaître à travers des conférences de presse ou des ventes- dédicaces. J'aurais préféré que ce soit le SNEL qui s'occupe directement de cela, mais faute de budget, je m'en suis occupé. Autre solution pour eux : la coédition. En s'associant avec un éditeur de la capitale, la petite maison d'édition pourra mieux faire entendre parler d'elle.
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