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Grand bravo ! L'athlète Mekhloufi a offert à l'Algérie sa première médaille d'or aux JO de Londres. N'en déplaise aux envieux, aux traitres, aux égoïstes, aux haineux, aux détracteurs, et à tous les ennemis, d'ici et d'ailleurs, ''Kassamen'' a bel et bien retenti sous le ciel de Big Ben. Quelle joie et quel effet chair de poule cela donne ! Depuis la lointaine victoire contre la mastodonte Allemagne, cela fait tout de même très longtemps qu'une hirondelle n'a pas tenté faire le printemps. Que le système recherchait le symbole à même d'acheter l'amour du bled pour ses générations déçues. Et l'authentique lueur à même de divertir la triste plèbe. Au-delà de l'arène et de la joie sportives, la victoire est venue casser la gueule avec brio aux méchants détracteurs. Derrière la médaille, l'exploit mondial a redonné vie à plein de monde qui n'attendait que ça. Super ! Si ce n'est que derrière cela, c'est le bilan global et final qui comptera ! Il faut bien se dire qu'hormis ce rayon de soleil, le soleil n'a pas encore brillé après un demi-siècle de réformes en perpétuelle réformation. Hna ! Hna ! Même en d'autres continents, l'on ne devra pas oublier les comportements hautement blâmables, jusqu'au vol à l'étalage de certains de nos ambassadeurs sélectionnés. Des délits peu sportifs en tous les cas. Même si le petit peuple n'a que faire derrière des dizaines de médailles d'or, il reste cependant en droit d'exiger d'être dignement représenté quand même. Au plan strictement sportif, tout le monde aura constaté la déconfiture des équipes nationales dans de nombreuses disciplines sur lesquelles on disait avoir pourtant misé énormément d'argent. En Boxe, en Judo et sur toutes les autres lignes, les heureux ambassadeurs n'ont que révélé l'incompétence avérée, pas seulement d'eux malheureuses victimes, mais surtout celle des gérants du sport et de la gouvernance du bled entier. Peut-être qu'au niveau arabe, on peut se gonfler le buste de sacré champion, malheureusement, c'est par rapport à meilleur et non pas plus fracassé que soi, que l'ambition veut qu'on se mesure. Ceci pour dire qu'il faut certes se réjouir de cette unique médaille d'or anglaise, mais il ne faut surtout pas se leurrer que le héros de Souk Ahras ne soit l'ultime arbre capable de cacher la jungle où l'on nous surveille depuis 1962. Il faut se remettre à la réalité que sa performance a juste sauvé l'honneur de la face. A lui seul, il a réussi à faire retentir l'hymne national dans le ciel londonien. Mais même retentissant, cet exploit ne doit nullement signifier que le sport algérien va mieux. Bien au contraire, il va mal, comme va le reste du pays qui continue de tourner en rond. La médaille de Mekhloufi n'est qu'une éphémère lueur dans la grisaille. Elle brillera puis s'estompera deux jours après, à l'instar des ''maigres'' 15 médailles, tous métaux confondus, glanées en 50 ans de bricolage et d'indépendance confisquée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M O T
Source : www.reflexiondz.net