C'est sur un air d'adieu que les élus de l'APW ont tenu, dimanche et lundi, la troisième session avec comme dossiers proposés à l'étude ceux des secteurs de la formation professionnelle et de l'action sociale.
Lu sans émotion et avec une voix monocorde par le rapporteur de la commission de l'éducation, le rapport du premier secteur n'a pas ébloui l'assistance venue plutôt dans le cadre d'une formalité pour une assemblée partante. Sur les huit points répertoriés dans ledit rapport s'agissant des préoccupations majeures du secteur, une seule proposition pédagogique a été incluse: trouver une solution aux spécialités qui accusent un déficit en matière d'encadrement. C'est surtout la réhabilitation des structures et leur aménagement, renforcement de l'équipement et lancement des travaux pour d'autres qui ont été défendus avec force par les élus. Les «déficit et retard» de certains projets ont été, d'ailleurs, contredits par Benzrara quia placé la barre du taux de réalisation à plus de 80%.
La commission de l'éducation n'a pas réussi, non plus, à convaincre, de par sa connaissance visiblement superficielle du secteur, à débattre de la portée réelle du secteur tant à l'échelle nationale que dans la wilaya de Souk Ahras. Le rôle du secteur dans la lutte contre les déperditions scolaires et le renforcement de la formation en milieu carcéral, deux points régis par des textes n'ont pas eu l'espace escompté lors de la rédaction du rapport.
La proposition d'une cartographie locale d'emploi au profit des diplômés de la formation professionnelle et l'implication des organismes susceptibles d'être pourvoyeurs de postes permanents. L'absence de suivi de la part des instances de contrôle de l'emploi lors des stages, les affectations à des emplois qui ne répondent guère à leur profil, les possibilités de diversification des employeurs, la résorption des contingents de diplômés formés vainement chaque année par le secteur et autant d'autres points auraient pu rehausser le débat durant lequel les élus ne sont pas privés de familiarités et discussions réductrices par rapport à une assemblée censée porter sur son dos les heurts des uns et les malheurs des autres.
Des photos exposées en diaporama de malfaçons dans certains édifices dépendant des structures de la formation professionnelle ont remis à l'ordre du jour toutes les carences consenties dans le secteur du bâtiment. Selon une source responsable ils sont 35 membres de l'APW et 21 P/APC à gérer des entreprises des noms empruntés. La bonne volonté de la présidente de la commission de l'éducation est loin d'en venir à bout.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com