Souk-Ahras - A la une

Le PDG de Sonatrach insiste sur la diversification ...



«La diversification est un axe important dans la stratégie de Sonatrach, elle est un des vecteurs de développement économique de notre entreprise ».Ould Kaddour a répondu hier aux questions des journalistes pour expliquer «les retombées, les défis et les objectifs» liées au projet intégré de transformation du phosphate et du gaz naturel dont la réalisation concerne quatre wilayas (Tébessa, Souk Ahras, Skikda, Annaba). En insistant sur la nécessité de la diversification, il précisera qu'elle doit être «géographiquement et en produits». Ce qui lui permettra de rappeler le déploiement de Sonatrach à l'externe entre autres au Pérou, au Niger, «On a un bâtiment à Baghdad (Irak) qu'on va rouvrir prochainement tout autant que d'autres comme au Niger, au Mali…», fait-il savoir. Il pense qu'«il faut développer les mines, un secteur où on est en retard comme dans la pétrochimie, ce sont des sources de revenus importantes pour le pays». Il appelle à «ne rater aucune opportunité (…), comme celle de l'achat de la raffinerie italienne Augusta, aujourd'hui, il y a des gens qui nous demandent de la leur vendre». Interrogé sur la formation, il répondra «l'Algérie est l'un des pays qui a investi le plus dans la formation, il faut qu'on optimise déjà ce qu'on a formé». L'entrée en activité du projet, une fois réalisé, fera gagner à l'Algérie, selon lui, «1,5 à 2 milliards de dollars par an et permettra la diminution des importations d'engrais». Approché par la presse avant même la signature du protocole d'entente, Ould Kaddour avait précisé que «Sonatrach n'est pas impliquée dans le projet intégré, elle est chargée de le mener à terme, nous sommes le coordonateur de tout, le project manager». Il le qualifie de projet «extrêmement important et de très complexe parce qu'il y a beaucoup d'interventions d'institutions, walis, ministères, il y a le financement, des entreprises algériennes et chinoises». C'est pour cela, a-t-il expliqué, que «le gouvernement, à sa tête le 1er ministre, a pris la décision de mettre Sonatrach comme project manager, c'est nous qui devrons gérer cette complexité». Et «un projet de 6 milliards de dollars, il n'y en a pas beaucoup dans le monde entier», note-il. Le PDG de Sonatrach affirme que «le domaine minier n'est pas très développé en Algérie, le potentiel minier est un projet qui demande beaucoup d'argent, il faudrait qu'on le fasse». Il pense que «si on le fait, ce sera vraiment un exemple». Ould Kaddour conclut en soutenant que «s'il est bien réussi dans les délais, les coûts et en qualité, on pourra dire qu'on a démarré notre industrie minière».
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