Souk-Ahras - A la une

Le cimetière municipal dégradé



Le cimetière municipal dégradé
Les éloges lancés depuis peu à l'adresse des sorties programmées et sporadiques de quelques entités gérées à distance sont loin d'être convaincantes, vu l'état de délabrement et d'anarchie dans lesquels se trouve le cimetière de la ville de Souk Ahras.«Tout le monde tente d'occulter le rôle d'une APC moribonde et totalement absente de la gestion des affaires courantes de la cité, alors que l'entretien et l'hygiène de tels endroits sont du ressort de la commune», a déclaré à El Watan un imam qui, tout en reconnaissant à certaines associations locales des efforts certains, reproche aux édiles communaux une nonchalance qui ne sied pas à leur statut, selon ses dires.«Que peut-on attendre de quelques jeunes dont les moyens de travail sont extrêmement limités, au moment où les premiers responsables de la commune sont capables de déployer leurs engins, leur personnel et leurs alliés parmi les personnes opulentes de la ville», a ajouté notre interlocuteur. De visu, la situation est déplorable.Des murs qui remontent à l'ère coloniale sont partiellement effondrés sinon grignotés à la faveur des nouvelles tombes, les herbes sauvages, des arbres et des arbustes non élagués s'enchevêtrent au milieu de la broussaille et des sentiers difficiles, des traces perceptibles d'un abattage clandestin des arbres et des ossements saillants depuis des terrains érodés par les pluies. Lors des inhumations, nombre de personnes abandonnent à même le sol les restes de la terre creusée et les matériaux de construction, de quoi donner naissance à des monticules d'objets hétéroclites et rendre l'accès extrêmement difficile pour les personnes âgées. Une seule voie d'accès à la fois exiguë et accidentée n'a jamais été bitumée. Elle va vers une extension anarchique du cimetière qui donne sur la cité résidentielle Ben Dada.Bref, la toute récente opération, pompeusement annoncée par ses auteurs, n'a pas produit les effets escomptés, et, pis encore, a dévoilé tout le mal d'une autorité qui demande aux bénévoles d'assumer la fonction des édiles locaux. Les visiteurs, qui ont qualifié ce lieu de no man's land, ont tous affirmé que des hordes de marginaux, qui y ont élu domicile, rendent impossible le passage par cette partie de la ville, où l'on s'adonne à la vente des psychotropes au grand jour et où les adeptes de Bacchus veillent jusqu'à une heure avancée. Les traces des feux, les joints et les canettes de bière en sont lespreuves.
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