Souk-Ahras - A la une

La chanson chaâbie à Souk Ahras : Au-dessus du fatalisme et des contingences



Même si elle est réputée pour l'ancrage du malouf, la ville de Souk Ahras compte aussi des noms de renommée qui ont fait de la musique chaâbie un autre genre allègrement adopté malgré les profondes mutations sociales et l'avènement d'autres m?urs culturelles.Le banjo et le mandole font encore partie du décor des festivals et des fêtes familiales et les férus des q'cidate et du madih de la belle époque comptent leurs adeptes parmi les jeunes imprégnés à l'âme de ce mode d'expression populaire et aux vertus incommensurables.
Une association pionnière dont la création date de l'année 1986, en l'occurrence El Majdaouia pour la promotion de la chanson chaâbie n'est pas embarrassée de le dire, de le confirmer à travers sa présence effective sur la scène artistique depuis plus de trente ans.
Un répertoire aussi varié que la vie, regroupant dans une parfaite symbiose des chansons du patrimoine et de nouvelles compositions, un jeu instrumental de haut niveau et une interprétation qui force le respect en ont fait un modèle à suivre.
En voulant placer la barre un peu plus haut, El Majdaouia, convaincue que l'art est une affaire sociétale qu'il conviendrait d'associer à tout ce qui a trait à la vie de tous les jours, ne rate aucune occasion pour donner un autre sens à la chose culturelle.
Ce sont quarante artistes à avoir été placés sous les feux de la rampe pour être primés par ces temps de dérobade, d'incompréhension voire d'ingratitude.
Chahra Guerrouabi, veuve de l'emblématique El Hachemi Guerrouabi, a été l'un de ses hôtes qui n'ont pas regretté leur séjour ni l'hospitalité des membres de cette même association Abdelmadjid Meslem, le président de l'association à leur tête.
Localement, c'est lors d'une séance de remise de prix à Amar Guenaoui, dit Barika, que ce dernier, âgé de 90 ans, a été découvert par le public comme ancien instrumentiste et mélomane authentique du genre chaâbi.
Une participation record lors des manifestations culturelles et une présence aux côtés des personnes en détresse et des couches défavorisées n'ont pas empêché El Majdaouia de partir à la conquête des mordus du ballon rond en composant Hamra wa Kahla en hommage à tous ceux qui ont porté les couleurs de l'Entente sportive de Souk Ahras (ESSA), l'équipe locale de football.
L'association en fera autant avec les nostalgiques de ces us et coutumes d'un temps perdu dans les méandres de l'affairisme et offert sans résistance aux valets des cartels émergents.
Souk Ahras ya bladi ou l'ode des fidèles d'une ville, d'un pays qui croule sous le poids des promoteurs du chaos. Elle est aussi partagée par les jeunes facebookers qui se rendent compte que l'avenir se construit ici et non pas au large de la Méditerranée.
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