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L'Algérie et la Tunisie tenues de s'allier contre le terrorisme



L'Algérie et la Tunisie tenues de s'allier contre le terrorisme
Cette année, le mois de Ramadhan est, heureusement, un mois très calme sur le plan sécuritaire : pas d'attentats, pas d'explosions ni de morts. L'Algérie semble donc avoir réussi à renouer durablement avec la paix et la sérénité. En effet, en dehors de deux opérations menées par les soldats de l'Armée nationale populaire (ANP) où quatre terroristes ont été éliminés à Tizi Ouzou et Tipasa, il n'y a pas grand-chose à signaler sur le plan de la sécurité dans les villes.Actuellement, seules les frontières sont sources d'inquiétude en raison notamment de l'instabilité qui règne dans les pays qui entourent l'Algérie. C'est le cas de le dire pour la Tunisie qui a été le théâtre, il y a deux jours, de l'attaque la plus meurtrière de l'histoire de son armée. Une attaque qui a coûté la vie à quatorze soldats tunisiens alors qu'un quatorzième est porté disparu. Cet assaut terroriste commis près de la frontière avec l'Algérie, dans la zone d'Ettala à Chaambi, une région montagneuse du centre-ouest de la Tunisie, se veut une riposte à l'armée tunisienne qui tente de neutraliser depuis un an et demi un groupe djihadiste accusé de liens avec Al-Qaïda. Selon Souheil Chmengui, le responsable des opérations terrestres de l'armée tunisienne, le groupe terroriste était composé de Tunisiens et d'Algériens. Il s'agit plus précisément de Qatibet Okba Ibn Nafaa qui a revendiqué hier l'attentat perpétré dans la zone d'Ettala à Chaambi et a publié les photos de l'attentat sur sa page Facebook «Fajr Al-Kairaouene». La présence de terroristes de nationalité algérienne sur le sol tunisien ou partout ailleurs dans le Sahel n'est pas chose nouvelle exactement comme la présence de terroristes de différentes nationalités sur le sol algérien. Rappelons à ce propos, que des rapports d'experts ont confirmé que plus de 450 djihadistes de différentes nationalités se trouvent actuellement dans le triangle frontalier : Algérie, Tunisie et Libye. Les experts en sécurité estiment que la situation en Libye est inquiétante pour ses deux pays voisins, la Tunisie et l'Algérie et craignent que les troubles s'étendent à la Tunisie. Ce qui a amené l'armée algérienne à mettre en place un nouveau plan sécuritaire pour renforcer le contrôle sur les frontières tuniso-algériennes qui s'étendent jusqu'à 1 000 km et pour mettre fin à l'intrusion des groupes armés existant sur le territoire libyen. Ce plan regroupe un contrôle aérien sur les passages et accès frontaliers dans les gouvernorats Ouedi, Taref, Tbessa et Souk Ahras. L'armée algérienne aurait selon une source bien informée, placé plus de 10 000 gendarmes tout au long des frontières en plus des 40 mille soldats postés sur ses frontières pour parer à d'éventuelles attaques terroristes et la création de plus d'une soixantaine de tours de contrôle.L'Algérie, tout en renforçant la sécurité de ses frontières, n'oublie nullement de porter son aide à ses voisins auxquels elle a signifié à plusieurs reprises sa disponibilité à coopérer dans la lutte contre le terrorisme. À ce propos justement, l'Algérie qui a condamné avec «la plus grande fermeté» l'attaque terroriste en Tunisie, a exprimé par la voix de son président, Abdelaziz Bouteflika, sa volonté de «rester aux côtés de la Tunisie pour exterminer le terrorisme». «Je demeure convaincu que ce crime odieux ne saura entamer la détermination du peuple tunisien frère et sa vaillante armée de faire face au terrorisme abject» et «l'Algérie demeurera à ses côtés pour exterminer ce fléau dangereux», a écrit M. Bouteflika dans un message de condoléances à son homologue tunisien Moncef Marzouki.H. Y.


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