Selon la version rapportée par l'avocat de la plaignante ainsi que celle contenue dans la déposition officielle faite au niveau des services de la police judiciaire, l'édile de ladite instance aurait usé de sa position pour proposer à la victime des sorties intimes en guise de récompense pour service rendu. La plaignante, promue à un poste supérieur le 1er septembre dernier (décision n°6118) sur la base d'une recommandation de l'élu de l'APW auprès d'un directeur, membre de l'exécutif de la wilaya, en a été déchue le 6-10-2010 (décision n°6463/10), après refus des avances faites par le mis en cause deux jours auparavant.
La victime, mère de trois enfants, a décidé de briser le mur du silence. «Je ne cherche plus le poste (…) je milite pour que cessent de telles pratiques qui n'honorent pas notre wilaya», a-t-elle déclaré. Son avocat se réfère à l'article 341 du code civil qui conditionne l'acte délictuel par le résultat. La décision de la nomination et son annulation par une contre-décision sans raison valable, en sont des preuves matérielles. Contacté par téléphone, le P/APW de Souk Ahras, Mohamed-Tahar Zerguine, a déclaré ceci: « Je n'ai pas été saisi officiellement de cette affaire et je ne peux, de ce fait, me prononcer. » D'autres élus de l'APW, qui ont eu vent de la plainte, ont émis le vœu de voir la justice trancher dans ce « grave précédent ».  Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abderrahmane Djafri
Source : www.elwatan.com