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GARDES COMMUNAUX Vers la reprise de la contestation



GARDES COMMUNAUX                                    Vers la reprise de la contestation
Les gardes communaux ne semblent pas baisser les bras et comptent rebondir de plus belle en reprenant leur mouvement de contestation dans les prochains jours, bernés qu'ils se sentent par leur tutelle qui, à leurs yeux, veut tout simplement se débarrasser d'eux.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - C'est, en tout cas, le sentiment général au sein de la corporation que les conclaves régionaux et autres de wilaya, organisés ces jours-ci, font ressortir et amplement. Selon Lahlou Aliouet, chargé de la communication au sein de la Coordination nationale des gardes communaux, la grogne au sein de la base est à son paroxysme au point où, aujourd'hui même, dira-t-il, «nos collègues de Jijel ont fermé des heures durant le siège de la wilaya, en signe de protestation contre le flou entourant les dernières mesures prises par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales et nos collègues pourront procéder de la même manière tout prochainement» dans le sillage du dialogue amorcé suite aux sit-in de plusieurs semaines à Blida puis à Boufarik. Des mesures que «la corporation désapprouve dans son écrasante majorité, notamment cette dérisoire prime d'astreinte de 3 000 DA», précisera notre interlocuteur, pour qui cette dernière «ne pourrait compenser les 16 heures supplémentaires que chaque agent accomplissait depuis son installation». Et à Aliouet de réitérer, une fois de plus, l'intransigeance de la corporation quant à revoir à la hausse cette indemnité d'astreinte à hauteur de 7 000 DA le mois et avec effet rétroactif à partir de la date d'incorporation dans le corps. Aliouet dénoncera également les pressions exercées sur les gardes communaux pour rejoindre les rangs de l'ANP alors qu'officiellement, et selon les termes même du communiqué de l'Intérieur d'il y a quelques semaines, le choix était laissé aux agents de rejoindre l'ANP, de prendre leur retraite ou d'opter pour une entité économique ou administrative comme agent de sécurité. Et il n'y a pas que ce point névralgique de la plateforme de revendications puisque les gardes communaux comptent l'enrichir à la lumière de la «découverte» et du recensement de nouvelles préoccupations. Comme celle inhérente, affirmera Aliouet, à la question des œuvres sociales dont, selon lui, le «retour d'ascenseur est maigre, vraiment maigre par rapport aux cotisations des agents». «Nous cotisons annuellement à hauteur du milliard de centimes par wilaya et nous ne profitons que de seulement 80 millions de centimes. Où va le reste '», s'interrogera-t-il, plaidant tout simplement pour la suppression de ces cotisations. Pour revenir à la très forte probabilité de la reprise des «hostilités» avec la tutelle, le porte-parole des gardes communaux s'est montré catégorique en affirmant que ce principe fait l'unanimité parmi les agents du corps. Ce que les conclaves locaux et régionaux déjà organisés «ont révélé et que ceux comme celui de ce lundi à Souk Ahras pour les wilayas de l'est ou celui de ce jeudi pour celles du centre et du sud du pays ne manqueront pas de faire», dira Aliouet qui se montrera, toutefois, prudent quant à la manière de cette reprise de la contestation. «Aucune option n'est exclue et nous opterons pour celle que nous jugerons la plus opportune et la plus rentable», soutiendra-t-il, non sans préciser que ce mot d'ordre sera entériné vraisemblablement à l'occasion du conclave des wilayas du Centre et du Sud prévu ce jeudi à Bouira.
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