Un cas avéré de contamination a provoqué un climat de panique à Souk Ahras. D'où plusieurs fausses alertes au virus et une suspicion inexpliquée pour des cas de grippe saisonnière qui ne représentent aucun risque pour la santé publique.«La professionnalisation des personnels médical et paramédical est toujours posée au niveau de nos structures sanitaires car c'est dans pareille situation que l'on peut juger le mieux le degré de performance de nos équipes, ainsi que leur capacité à faire preuve de sang-froid et de modération», a déclaré à El Watan un cadre gestionnaire du secteur de la santé.
Une ruée vers les espaces commerciaux et les pharmacies a été à l'origine d'une rupture de stock de certaines marques prisées de détergents et de quelques équipements de prévention.
Des emplettes on en fait quotidiennement du côté des magasins de la ville. Du savon liquide, de l'eau de javel aux autres désinfectants, mais aussi des serviettes et des mouchoirs jetables sont visibles dans pratiquement tous les sacs.
Si les prix de ces derniers ont pris des ailes dans certains commerces, ils ont totalement disparu des étals dans d'autres. C'est le cas aussi pour les pharmacies où l'on déplore l'absence de masques, de gants, du gel désinfectant et quelques marques de savon.
Les officines en ont fait une faveur pour leurs habitués et les spéculateurs ont déjà pignon sur rue. Le marché informel gère la vente de ces produits dans les lieux publics et plus particulièrement à proximité des hôpitaux et des polycliniques. Les masques sont déjà passés de 20 DA à 300 DA et la bouteille de gel d'un litre est cédée à 3000 DA au lieu de 900 DA.
D'autres comportements négatifs ont été signalés dans ce même contexte, à l'instar de la fermeture des toilettes devant les patients en attente pour les consultations chez les praticiens privés et les mandants du côté des cabinets d'avocats, des notaires et des huissiers de justice.
Faut-il faire part, dans ce même ordre d'idées, de l'absence d'une gestion de l'opinion publique par un accompagnement médiatique au sujet du cas décelé à Souk Ahras. Le black out favorise cette autre forme de spéculation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djafri
Source : www.elwatan.com